La grâce des 5 arbres

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Par les cinq indépendant, à leur point d’infini

A leur paroxysme, dans l’unique et les multiples

Là, je peux être pour exister en éternité d’esprit

Il faut être avant d’exister, là se tient le flux de vie

Sur le bord du gouffre, en ma fin, là s’éteint le périple

Même les pierres servent alors par la grâce des 5 arbres

élevés hors de l’hiver, hors de l’été, des temps et de la faim

Cinq arbres que mes cinq indépendant perçoivent enfin

Lorsque les yeux voient à travers le visible des ombres

Lorsque les oreilles entendent le silence des bruyances

Lorsque ma bouche goûte à l’essence du fruit sans pénitence

Lorsque ma main caresse autant qu’elle donne sans créance

Lorsque le parfum guide, nature sublime, élévation en présence

Le temps et l’horizon

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Fixer l’horizon dans l’attente de ce qui doit advenir

N’offre que l’attente, et l’aveuglement, et la fatigue, et l’amertume

L’espoir sera vaincu et la faim ne fera que grandir

Seul le juste présent offre les ailes de la belle fortune

Et ces ailes là luisent de paix, car elles portent le commencement

Elles portent aussi la fin, elles donnent le cercle du moulin

Ces ailes là portent au soleil et au droit, et à la force, et aux chants

Elles font de l’être l’ami de Melchisédeck et lui en offre le vin

Sublime brûlure

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Ce qui s’éclaire ne porte pas de nom et nous parle d’une fête

Sans effort, ni volonté, sa forme totale nous échappe

Sa saveur est sublime, constante, renouvelée et parfaite

Mais, pour l’ignorant, la peur vient vite et sape

L’espoir si sensuel et pourtant spirituel

Car il lui reste tant à brûler de pieds en tête

Sans le total abandon, la liberté n’a pas d’aile

Le creuset et l’écho

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Dans le creuset, le maître patient attend le message

L’annonce du temps juste, celui de son reflet

Fondeur de l’argent divin, métal de l’ordre sage

L’œuvre s’exhale si le blanc du feu fait son effet

 

Le ciel ne donne d’autre espoir que d’être

Plus que miroir, nos âmes en sont l’écho

Sept notes annoncent la fin de Jéricho,

Séparé du paraître par l’étreinte,

L’amour règne, libéré de l’ego

La seule fontaine,

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L’eau qui s’écoule du LIEU n’est pas sonore

Elle épanche toutes soifs sans peser au ventre

L’eau qui s’écoule du LIEU n’éprouve pas l’effort

Elle est sans avoir été crée, elle n’a pas de centre

C’est la seule fontaine, origine de tout

De moi et de toi, plonge en ton âme jusqu’aux portes

Retourner à la source est la clé du fou

Seule la danse mystique, sans fin, sans début, est forte

Le geste parle de son âme

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La main s’ouvre et donne

Pour quel honneur ?

Pour qu’elles erreurs ?

Attention à ce qui résonne…

L’enfer est une embuscade, un miroir, une passion convenue

Si la juste pratique sert la bonne conscience

Elle n’est juste qu’en égoïsme

Cultive la connaissance et porte la lumière sur l’être vue

Si le temps est habitude, l’amour est en absence

Adapte en chaque seconde le prisme

A travers le temps…

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A travers le temps, dans la rivière tumultueuse d’émotions,

Je l’ai aperçu et pour mes yeux de funambule il prit bien des formes

Un ange, l’être de paix, le sceau de la sainteté, Lys de Sion…

Messages heureux d’un même feu, de Chine ou de Grèce il est l’Orme

On l’appela aussi Sîmorgh et Sachem, c’est dans le damier qu’il se révèle

Descendre au fond de soit, dans les profondeurs on le voit, l’homo absconditus

Et là le maître sans voile s’efface pour naître en soit préféré d’étoiles

Au bout de la course il donne trois mots qui seront tes ailes

Les mots ont des racines sonores qui en font plus que sens et sonne l’angelus

Evite les vulgaires, pauvres cochons, sur ton rêve porte le voile

Vouloir une ombre…

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Dans ton ombre je me tiens à ma place

La lumière fait peur à beaucoup

A toi aussi ?

La lumière lorsqu’elle s’approche, bien souvent je détourne les yeux

Mais si elle disparaît… Je supplie pour son retour

… Et si celui qui me donne son ombre part ?

… Vers qui me tournerais-je ?

Est-ce Jacques le petit, est-ce Pierre aux grandes clés…

L’ombre salutaire est intérieur et solitaire

C’est elle qui va de minuit à midi

C’est cela la seule sagesse inscrite au fronton

Le deux est espoir dans la mort !

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Je suis devenu Deux, m’extirpant de l’incréé, ce « Un » éternel

Dans le lit de mes pensées, la rivière du vivant s’écoule

J’observe ce qui se manifeste et qui n’est que moment du réel

Ce qui est composé n’a de devenir que dans l’abîme et roule

Mais mon être est d’aventure une mère

Tous et, je, font force, c’est l’espoir de la grande gorge

Celle avalante de mort de tout et les Aether

En font du vivant, nourrissant la rage…

Quoi la rage ? Mais oui la rage ! De revenir en majesté…

Revenir pour s’unir, alors en conscience

Seul le sage entend ce mot des sciences

Trois fois justes pour vivre LA félicité