Le lait de la résistance…

Share

[mantra-multi]

JD2Faites un acte politique concret : Achetez votre lait dans une ferme !

Le monde agricole est en première ligne. En Deux-Sèvres, les suicides des agriculteurs se multiplient. Aujourd’hui, les petits producteurs de lait subissent de plein fouet la barbarie économique dominante. Sur la poignée de communes de mon coin de territoire, entre Exoudun, La-Mothe-Saint-Heray et Saint-Maixent, 50% d’entre eux (au minimum !) sont appelés à disparaître. Sans une expression rapide et importante de solidarité avec ces paysans qui sont nos voisins, notre environnement social, écologique et économique se transformera radicalement en enfer.

En Deux-Sévres, tout près de chez-vous, il y a forcément un petit producteur de lait. A la Mothe Saint-Heray (79), je vais à la ferme des Trois-Cerisiers. Acheter du lait dans une ferme , ici comme dans bien d’autres campagnes de France, est un acte de résistance. Alors, faites vous plaisir : Résistez !… Et il y a urgence… Arrêtons d’engraisser ceux qui nous assassinent, ces grandes surfaces qui distribuent du poison. Si vous souhaitez agir concrètement, prenez contact avec moi pour m’accompagner chez Joël David l’éleveur des Zheureuses vaches de Salles. Ou rendez-lui visite avec votre « pot-à-lait » (des bouteilles d’eau vide c’est bien aussi) pour recueillir votre lait tout frais ! Une fois bouilli, au réfrigérateur, le lait se garde une bonne semaine… et si vous le souhaitez, je peux vous montrer comment (dans votre cuisine !) on peut faire de la crème, du fromage, du fromage frais (aux herbes !) et des yaourts… Et si vous n’êtes pas de la commune, je me fais fort de vous trouvez un p’tit producteur de lait dans votre coin…

Pour + d’infos sur le lait de la résistance !

Bruno Fouchereau 09 51 53 17 22

Bruno.fou@free.fr

FACEBOOK / https://www.facebook.com/bruno.fouchereau

Pour acheter du lait, c’est Tous les jours à 19h (sauf le dimanche)

à la ferme des « Trois Cerisiers » 79800 Salles // tel : 06 98 21 11 42

[mantra-column width= »1/4″]SONY DSC

La disparition programmée des petits producteurs de lait

Sur la poignée de communes qui entourent les villages de la Mothe-Saint-Heray, Exoudun et Saint-Maixent-l’Ecole, la moitié des producteurs de lait vont disparaître dans les 12 mois qui viennent. Alarmiste ? Malheureusement ce sont les faits ! La fermeture de la principale coopérative laitière (Bougon) de ce territoire des Deux-Sèvres est programmée. Le mince espoir de maintient d’une partie de l’activité ne permettra (au mieux) que d’acheter 50% des productions laitières locales… Et c’est une annonce dont l’effet paradoxal est  volontairement sédatif. Rappelons que l’année dernière les techniciens et administrateurs de la laiterie de Bougon d’une part et les politiques en charge du territoire d’autre part,  promettaient vigilance pour les uns et maintient de l’activité pour les autres. Il fut même annoncé une ébouriffante campagne publicitaire pour partir à l’assaut des marchés internationaux… Une stratégie que certains esprits plus éclairés avaient immédiatement taxé de : « …spirale mortifère ! » Analyse malheureusement minoritaire… Il y a 1 an… 1 an seulement ! Aujourd’hui la seule promesse qui tienne pour nos territoires est celle d’un sinistre économique sans précédent qui, petit à petit, se révèle comme inéluctable et démontre aux yeux de tout observateur objectif l’absence totale de projet économique viable. La seule voie possible, si nous ne voulons pas entériner un avenir de paysans sans terre, de sols définitivement pollués, de nourritures empoisonnées et d’absolue misère des populations locales, passe par une transformation radicale des politiques territoriales. Nous disposons collectivement des moyens, de l’énergie et des ressources pour développer un artisanat local, une paysannerie écologique et pérenne, si nous organisons et soutenons avec radicalité les pratiques de circuits courts et de consommation de produits locaux. De telles politiques sont possibles et expérimentées ailleurs avec succès, en France, en Europe et en Amérique Latine. Mais pour cela il faut rompre avec la dictature de l’économie libérale et la financiarisation des activités humaines et naturelles. [/mantra-column] [mantra-column width= »1/2″]

Des vaches heureuses !

A la ferme des « Trois cerisiers », Joël David élève une quarantaine de vaches qui mangent une nourriture saine et sans OGM… En clair, un troupeau traité avec attention et respect. Le lait des vaches de Joël est délicieux. Bouilli, il se conserve une semaine au réfrigérateur, il fait une bonne crème et des fromages onctueux… Tout ça pour le quart du prix du lait empoisonné de votre grande surface (malheureusement) habituelle ! Tous les jours à 19h (sauf le dimanche) vous pouvez venir à la ferme pour acheter du lait.

 Entre fourrage à distribuer et les visites de camarades agriculteurs, Joël répond à quelques questions.

BF – Il est devenu commun d’entendre les gens dire : « …faire une agriculture saine, respectueuse de la nature et des bêtes c’est un sacerdoce ! » Qu’en penses tu ?

Joël David – Un sacerdoce… Je ne sais pas ! C’est au moins un engagement concret. Pour cela il suffit de comparer les revenus horaires d’un céréalier dont les pratiques sont extrêmement polluantes, épuisent les réserves d’eau et dévastent des écosystèmes, à ceux d’un petit éleveur soucieux du confort de ses bêtes et dont les pratiques intègrent un projet de développement (réellement) durable. Les céréaliers gagnent en moyenne 80€ de l’heure, alors qu’un éleveur comme moi gagne à peine 8€.

BF – Que penses-tu des dynamiques sociales et économiques agricoles développées sur notre territoire ?

Joël David – Elles nous entraînent à une catastrophe à très court terme, et ce ne sont pas les formules incantatoires des responsables des syndicats d’eau et de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne qui changeront quoi que ce soit… A vrai dire, nos territoires ne sont pas confrontés à une dynamique sociale et économique agricole, mais à un pillage de nos ressources collectives. Un pillage orchestré et masqué. Si cette spirale mortifère n’est pas enrayée rapidement nous nous enfoncerons collectivement dans une grande misère… Du moins, ceux qui vivent ici, nous qui avons ici nos racines familiales, nos amis, nos maisons… Car les « fonds de pension » qui sont derrière les pratiques agricoles industrielles et investissent dans le développement des céréaliers, ces fonds de pension… Ils se retireront dès que les bénéfices ne seront plus aussi juteux ! Et c’est ce qui se passera lorsque nos terres et nos eaux seront complétement polluées…

BF – Existe t-il des solutions ?

Joël David – Oui ! Ces solutions existent, elles nécessitent des décisions politiques. Ce sont des solutions qui permettraient un développement agricole pérenne sur le plan économique, sociale et écologique. Ces solutions ont déjà fait leurs preuves. Ces décisions politiques sont applicables à l’échelon local. Elles demandent de rentrer en rupture avec certains diktats de l’économie libérale. Malheureusement encore trop peu de personnes ont prit conscience de l’urgence de la situation. La mobilisation pour faire évoluer les choses reste faible et la plupart des élus font mine d’ignorer les fondements du problème… Le courage c’est bien plus rare que l’or et pourtant ça ne paie pas… C’est terrible, il en va pourtant de notre survie.

POUR INFORMATION : Le lait aujourd’hui est acheté aux éleveurs au prix de 0,307€ le litre. C’est exactement le même prix qu’il y a 30 ans. Pour que les petits producteurs de lait perçoivent un revenu considéré comme décent (légèrement sup au smic), il faudrait que le litre de lait leur soit acheté 0,407€ le litre.

[/mantra-column] [mantra-column width= »1/4″]

Ressources :

Voici ce que risquent nos territoires si, ici et maintenant, nous n’entrons pas en rupture avec la politique dominante actuelle :

« La danse macabre sur l’environnement grec va-t-elle continuer ? C’est la question que les écologistes grecs, la gauche et les mouvements citoyens se posent. Les entreprises qui convoitent les ressources du pays tentent de s’imposer (et de plus en plus en employant la force) à l’aide de la Troïka grecque et internationale. Pour n’en citer que quelques unes : EDF, Iberderola, Eldorado Gold, Gazprom, Suez ou Siemens font tout leur possible pour pouvoir continuer à faire des profits sur le dos de la population et de l’environnement. Elles souhaitent employer des « esclaves modernes » pour 300 euros par mois, racler toute ressource énergétique et hydrique, posséder les terres publiques et occuper in fine une place stratégique en méditerranée. Elles rêvent d’un nouveau colonialisme énergétique et foncier du XXIème siècle. Mais, c’est sans compter sans les mouvements d’ampleur qui se développent un peu partout sur le territoire !”…

Lire la suite : http://lun-deux.fr/lausterite-detruit-aussi-la-nature-lexemple-grec-entretien-avec-roxanne-mitralias/

Une synthèse bien faite sur les effets désastreux de la malbouffe sur le cerveau : http://courantlibre.wordpress.com/2009/12/19/l%E2%80%99effet-desastreux-de-la-malbouffe-sur-le-cerveau/

Un agriculteur qui prépare la révolution open-source :

Dans le Missouri, Marcin Jakubowski a fabriqué un tracteur dont il a publié les plans sur le net, avant d’imaginer le « kit de construction du village global » : 50 outils répondant aux besoins fondamentaux des hommes, du four à pain à la presse à briques… Lire la suite : http://www.wedemain.fr/L-agriculteur-qui-prepare-la-revolution-open-source_a223.html

[/mantra-column] [/mantra-multi]

Lâcher du poème “Un double Ouroboros” au miroir de Mélusine

Share
Lâché de poème dans la fôret de Chizé
…A la rencontre de l’antre sur les lèvres de tes cuisses,
Ma bouche espère un voyage en tendresse
Inspirations et fluides en retour de nos gestes,
J’aspire et caresse, puissance majeure, volupté lente
Tout est à prendre, rien ne se retranche…

Alors que la lumière regagne du terrain dans ses flux journaliers, « un Double Ouroboros de chair et d’esprit » souhaitait placer la renaissance de l’invaincu sous le signe de l’Imagination, celle qui ne se confond pas avec sa boue. Il s’est agit d’éclairer le véhicule pour le saisir dans sa totalité, son absolu de merveille, et s’unir à la présence lumineuse dont il est la projection. Présence que le monde, diable insatiable, cherche à masquer par le grand maléfice de la voracité, en espérant notre anéantissement.

Dans la forêt de Chizé (79), la baignoire de Mélusine est un but de promenade familiale depuis presque deux siècles. Mais bien peu savent que derrière la baignoire, Mélusine a laissé choir son miroir…

http://lun-deux.fr/un-double-ouroboros-de-chair-et-desprit/
…Écoutes et souffles, nos énergies se forment
Comme deux pendus heureux, tête bêche,
Délicieux mouvement propice aux flammes
Source de vie, corps miroirs des principes…

L’objet, si indispensable pour la lire, l’est plus encore pour plonger dans les étoiles de notre Histoire collective.

A l’envers le vert donne le bleu et le blanc, à l’envers le rouge reste le fil conducteur, l’arcanne majeure. Bouche fermée les gestes parlèrent à la terre. Bouche ouverte, le feu s’en échappa pour redonner au ciel, en un éclair surgit de l’eau, l’éclat de l’espoir.

Avant que la nuit ne viennent, le corbeau de flammes embrasé, en amour toucha la surface où tout se reflète, éternité, petite misère et danse des sentiment futiles, sources des grâces…

http://lun-deux.fr/un-double-ouroboros-de-chair-et-desprit/
…Le tien et le mien, Le haut et le bas,
Par l’union sensible, un seul cercle magique
Double ouroboros
Toi le ciel
Moi la terre
Le mien et le tien, deux faces d’un même Tournoi…

L’aile flamme donc, toucha la surface frontière d’un monde et son double, là où tout devient possible, transfigurable, ressucitable, c’est là la seule table des lois…

Dans les yeux, sur terre et dans le ciel, en trois rencontres, l’éclair devint jeu et « l’Ouroboros de chair et d’esprit » prit sa juste place exerçant un parfait attrait, livré au hasard, humble dans sa nudité. Il fut temps de prononcer en silence des vœux. Chacun en eut un. L’année qui débute nous en parlera.

http://lun-deux.fr/un-double-ouroboros-de-chair-et-desprit/
…Le plaisir nous guide, alors nait la spirale qui circule
Ta langue et mon axe, mes lèvres et ta coupe
Manifestent que notre deux est trois
Révèle qu’il est trois
Cette nature éternelle, visible qu’en amour,
En plaisir s’exprime, physique, matérielle, divine présence,
Par ta langue sur mon axe
Et mes lèvres sur ta coupe…

L’ange du bizarre est en villégiature au Château du Gué (86)

Share

L’ange du bizarre n’a jamais quitté le domaine du château du Gué (86), furetant entre les pierres, il savoure la paisible contemplation des passants, et en fin gourmet, il respire l’humour des siècles passés qui s’entassent joyeusement. Ces siècles si bien psalmodiés par Anatole France n’auront de sens que par leur fin… Ici aussi les Anges préparent la révolte… Comme si elle en était la promesse dressée, la cheminé devenue monument de saint Bitochon, témoigne de la dite truculence angélique et subversive qui rebondit d’époque en époque. Les anges s’étant accouplés aux femmes, nous rappelle Henoch, donnèrent naissance à des êtres fantastiques et à ces familles qui, de siècle en siècle, portent les héros… Dans l’ombre des pierres érigées honorant l’axe du saint si particulier des lieux, on peut lire aussi quelques chapitres de cette histoire.

Entre autres, Maître Rabelais recueillit l’essentiel des rites phalliques. Dans ses lignes préservées, le souvenir de ces cultes voyagea sur la nef de l’humour que seul concurrence celle d’acacia construite pour Jason et ses 50 compagnons. Ces héros partis en quête de la fameuse toison solaire irisée d’or, héritage du jeune prince déchu. D’ailleurs l’une des pierres de fronton du château, frappée par un marteau rossignol, porte gravée un hymne de mots verts cachés, qui rend grâce au soleil et à l’heure du jardin de Gethsémani. Car en ces terres, la mort rode toujours. La Clouère, ligne de démarcation tragique et sanguinolente, garde entre autres terribles souvenirs celui des horreurs de la guerre de “Cent ans”…

Monsieur de Bejarry l’actuel dépositaire des lieux ne peut qu’en convenir, ici, lorsque qu’à deux ou à trois on se retrouve en Un, le Pantocrator se manifeste sans attendre d’autres signes. S’il est homme de raison, l’hôte du Château du Gué n’en ignore pas, comme il est dit dans les Upanishad, que lorsque l’on a réalisé la non-dualité, l’essentiel est de vivre dans ce monde comme si l’on était un homme ordinaire.

Découvrant la nature blanche et rouge des lieux, grâce à la visite pleine de retenue, respectueuse et fort courtoise, que nous en fît son temporel ordonnateur, ma curiosité se fit dévorante. Je brûle désormais dans l’attente d’entendre la conversation que pourront entretenir, l’être rouge qui m’accompagne et l’Ange du Bizarre en villégiature ici et ici encore, depuis toujours en retour. Car je soupçonne le fameux Ange, bien aimé d’André Breton et découvert par Edgar Alla Poe, d’être un proche parent de mon Éon, l’être rouge dans ces pages maintes fois mentionné.

C’est donc en ces terres que je lâcherais le dimanche 9 décembre à 15h 15 le poème : « Un double Ouroboros de chair et d’esprit »

Pour plus d’info et participations éventuelles : bruno.fou@free.fr ou https://www.facebook.com/events/581026721911201/

Un double Ouroboros de chair et d’esprit

Share

A la rencontre de l’antre sur les lèvres de tes cuisses,

Ma bouche espère un voyage en tendresse

Inspirations et fluides en retour de nos gestes,

J’aspire et caresse, puissance majeure, volupté lente

Tout est à prendre, rien ne se retranche

Écoutes et souffles, nos énergies se forment

Comme deux pendus heureux, tête bêche,

Délicieux mouvement propice aux flammes

Source de vie, corps miroirs des principes

Le tien et le mien, Le haut et le bas,

Par l’union sensible, un seul cercle magique

Double ouroboros

Toi le ciel

Moi la terre

Le mien et le tien, deux faces d’un même Tournoi

Le plaisir nous guide, alors nait la spirale qui circule

Ta langue et mon axe, mes lèvres et ta coupe

Manifestent que notre deux est trois

Révèle qu’il est trois

Cette nature éternelle, visible qu’en amour,

En plaisir s’exprime, physique, matérielle, divine présence,

Par ta langue sur mon axe

Et mes lèvres sur ta coupe

A deux nous sommes dans le cercle et triangle aussi

Le symbole lu en notre chair si belle

Offre en surplus la persistance universelle

Occulté souvent, récurrente barbarie

Inutile surtout

Car il suffit d’être deux

Pour s’imprégner de la vérité

Chair et esprit, cercle et triangle, source de vie

Ouvrez la boucle et ricochez en huit,

La chair et l’esprit, l’un nait de l’autre à l’infini

Merveille des merveilles, nul besoin de fuite

« Se lever avec l’ambition de l’unique » au cimetière de Niort (79)

Share

La marche du temps eut ceci de douce, qu’elle m’a permis d’observer le décor de ce monde en divers postes de vigie. Dans cette même incarnation il m’a été donné de vivre plusieurs vies et je brûle de ces expériences et me calcine en toujours plus de curiosité pour les merveilles à venir. Sollicité pour un « lâché de poèmes » au vieux cimetière de Niort, je sacrifiais volontiers de mon temps au grand média télévisuel et néanmoins régional… Et observais faire ce que longtemps j’ai moi-même fait.

Ils furent donc deux cavaliers au blason de  « France 3 » venus frappés à ma porte. Pour la fête des morts, un poète épris d’étoiles et d’Eons, leur semblait propice à des chiffres de bonne Médiamétrie. Mesure d’impact d’audience, la médiamétrie dicte ce qui doit s’exprimer, et supplante en beaucoup d’esprits toute autre augure. La médiamétrie rend souvent sourd et aveugle à la mode des fantasmes onanistes. Mais ces deux cavaliers là, a deux sur la même monture, eurent l’oreille sensible. Ils n’ignorent pas que le gazouillis des oiseaux recèle toujours quelques Parfaites Amitiés. Ils n’ignorent pas, mais en ont-ils réellement conscience… Bientôt, bientôt, bientôt !

Sous la pluie, la myriade d’Ouroboros du cimetière de Niort, images parlantes et pourtant muettes, fut leur porte première pour aller sur les traces d’Abraxas. La borne pyramide du prêtre Genet leur avait fait « le » signe… C’est le moins que Genet puisse faire ! Dans les allées, à leur invitation, je lâchais « Se lever dans l’ambition de l’unique »… Devenant moi-même, à ma grande surprise, sous leurs yeux à peine ouverts, l’être rouge. Le compagnon de ma série de lâchés de poèmes de l’été, s’incarna en moi. L’être Rouge, qui 7 fois s’est manifesté, avec grâce et compassion, et une 8e fois, tourné d’un quart de tour, à la pointe de l’Ile, au Parc du Vert Galant en ParIsis.

 

 

 


« Manque et plénitude » 2e lâché de poéme, été 2012 par Darius1c

Ainsi donc, par l’acte demandé (ils ignorent la responsabilité en liberté qu’implique une telle demande !) Je passais à une autre marche. Le cimetière remplissait bien sa fonction. Devenant « être rouge » j’offrais rituellement aux cavaliers la marche que je quittais. Libre à eux de tenter l’aventure et de gravir.

 

Notre région dans l’horreur économique !

Share
Manifestation dans le nord des Deux-Sèvres des producteur de lait, le 11 octobre 2012

Une oligarchie non élue, soumise aux mafias de la finance internationale, vient de s’arroger un pouvoir quasi-absolu sur l’Europe. Les élus locaux peuvent rester aveugle à cela et affirmer qu’ils travaillent à des solutions, la souffrance de leurs concitoyens ne tardera pas à leur sauter au visage (lire : « La crise qui vient » de  Laurent Davezies).

 

Dans les Deux-Sèvres comme partout en France et en Europe, la misère est chaque jour un peu plus massive. Le fanatisme économique et l’incompétence des élites politiques en place atteignent un nouveau palier de perversité. Les producteurs de lait sur notre territoire sont condamnés à très court terme, les suicides se multiplient de manière endémique, plus d’une vingtaine de familles sans papier seront jetées à la rue d’ici le mois de novembre, les structures de soins se délabrent… Ici aussi, la liste des drames humains et des injustices sociales en Deux-Sèvres est longue. Convulsions désespérées et sentiments d’impuissance dans l’agonie pour les uns, pathétiques gesticulations des autres pour justifier leur résidu de pouvoir politique… Pendant ce temps, retranchés dans leurs zones sécurisées, les millionnaires continuent de se multiplier. Si les meurtrissures sociales actuelles ne donnent naissance à aucune dynamique puissante nous n’avons aucune raison d’espérer. Seul un changement radical par une révolution citoyenne, comme en Argentine, en Islande, au Venezuela ou en Uruguay,… sera salvateur. Seuls les peuples ont le pouvoir d’animer cela.

 

L’Assemblée Nationale vient de ratifier le Traiter pour le Pacte de Stabilité, réitérant une infamie politique similaire à celle qui mit fin à la République Française et donna les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Les crimes contre l’humanité, produits par l’idéologie néo-libérale dans le monde, deviennent la règle absolue de la dictature dirigée par la Commission Européenne. Certains trouveront ces mots excessifs. Ceux là, n’ont pas encore pris toute la mesure du terrible drame humain qui se joue en Grèce, en Espagne, en Italie, au Portugal et dans lequel s’avance la France, ceci par la décision du gouvernement Hollande. Ces mots, à l’étude des faits, ne sont que vérité. Les lois de la France et la maîtrise de son budget vont être mécaniquement et très directement contrôlées et édictées par la Commission Européenne et ses avatars. Une oligarchie non élue, soumise aux mafias de la finance internationale, vient de s’arroger un pouvoir quasi-absolu sur l’Europe.

L’horreur économique est en marche. En France, cette année, plusieurs centaines d’agriculteurs se sont suicidés (certaines sources syndicales parlent de 800). Le désordre politique qui nous gouverne entérine la mort de ceux qui nous nourrissent.

En Deux-Sèvres, on peut craindre que 50% des producteurs de lait ne soient soumis à une procédure de liquidation judiciaire dans les 6 mois si rien n’est fait. Nous savons tous que les structures sociales sont débordées et bien souvent dans l’incapacité matérielle de remplir leur mission. Discrètement, les employés de Pôle emploi avouent être réduit à des tâches de « classement » de dossier. Cet hiver, celons des estimations du département, entre 300 et 400 familles devront choisir entre se nourrir et se chauffer. D’après la préfecture une vingtaine de familles sans papiers devraient être jetées à la rue avant la fin novembre. Au ministère de l’intérieur Manuel Valls module habilement ses communiqués pour ne s’aliéner ni les socialistes bien pensant, ni les français sensibles aux intoxications de l’extrême droite. D’un côté on affirme que les actions humanitaires en direction des sans papiers ne seront plus criminalisées mais la loi qui met à la rue les déboutés du droit d’asile (sur des critères totalement inhumains) et les prive de toutes aides sociales ne sera pas annulée. C’est le maintien de ce texte dont découle la mécanique administrative qui fera qu’en Deux-Sèvres, une vingtaine de familles avec enfants seront jetées à la rue prochainement.

Pire encore, bien que proclamé par Valls, le petit toilettage des lois délirantes et racistes édictées par le précédent gouvernement vient d’être repoussé sans plus de précision. La première lecture au Sénat qui devait se faire fin octobre a été annulée… Pourquoi ? Au ministère on affirme que le sénat traîne des pieds… Au Sénat que le ministère n’a pas programmé la présentation du texte…

Face à la montée des souffrances, le pouvoir politique socialiste tant sur le plan national que local se dévoile. Leurs mensonges de campagne ne trouvent plus de masques. Le traité Sarkozy/Merkel a été adopté sans aucune modification. Les promesses non tenues mêmes habillées d’un brouillard de communication démontrent la soumission définitive des socialistes au néo-libéralisme. Ce délire économique, qui justifie le pillage des ressources planétaires au profit d’une petite aristocratie de « possédants », entraîne l’humanité à sa perte comme l’affirment les plus hautes sommités scientifiques, économiques, anthropologiques du monde.

Devant 200 agriculteurs des Deux-Sèvres, dont beaucoup en grande précarité, le jeudi 11 octobre,  Jean Louis Belliard envoyé par Stéphane Lefoll Ministre de l’Agriculture et le député Socialiste Alain Grellier, ont expliqué: « Nous devons étudier le dossier sous tous ses aspects avant de prendre des décisions… » La situation critique des agriculteurs et plus encore des producteurs de lait serait-elle une nouveauté pour ces élus qui arpentent nos territoires depuis plus de vingt ans et qui pour certains en sont à leur troisième mandat… Ils en sont toujours à réfléchir au problème ?

Pour l’heure les agriculteurs engagés dans leurs structures syndicales (APLI et France-MilkBoard soutenu par la Confédération paysanne et la Coordination Rurale) placent leurs ultimes espoirs dans une refonte du système commercial agricole au niveau européen et français pour garantir des prix qui tiendraient compte des coûts de production. Cette idée fait effectivement son chemin en Europe, mais cette dynamique est en totale contradiction avec la radicalisation néo-Libérale de la Commission Européenne. Ce projet salvateur d’une agriculture saine faite par des paysans sera laminé par le rouleau compresseur de l’industrie agroalimentaire, si aucune volonté politique de renverser le système dit de gouvernance européenne ne se constitue solidement. Pour cette raison, l’ensemble des luttes sociales menées par les syndicats indépendants des pouvoirs en place, que ce soit pour la santé, pour les droits des femmes, pour les droits des immigrés… doivent faire le constat de la situation politique et la nécessité de converger pour mettre à bas leur ennemi commun qui est la doctrine néo-libérale et l’organisation politique de l’Europe soumise à la dictature de la Commission Européenne.

 

De ce trésor que mes lignes dressées comme une planche de salut donnent à percevoir

Share

Le dimanche 26 août j’ai procédé au 7e lâché de poème de l’été sur le site des Grottes-de-Malvaux (86). « Le verbe est la lumière de tous » s’est installé à la troisième vasque des eaux qui ruissellent de la petite falaise calcaire, symbole du mont éternel pour certains, de colline inspirée pour d’autres… Un lieu manifestement digne de la Gnose Universelle, ou le temple des temples, s’il est dignement dressé, peut recevoir le Thôr, paroles de la colombe que seule l’oralité sait transmettre dans l’Ordre éternel.

Aux Grottes-de-Malvaux vécurent ermites, parias et reclus lorsque en diverses époques, aussi nombreuses que similaires, la bêtise dominait le temps au point de le rendre cruel.  Dans cette clairière et comme à son habitude, la lumière douce de l’Être Rouge nous proposa la lecture de quelques universelles péripéties. Celles dont la condition humaine fait l’examen, de siècle en siècle, pour ajuster de son mieux ses efforts civilisateurs, s’éclairant du témoignages des justes, dressant les pierres taillées d’espoir avec les outils sans métaux, si puissant et beaux… Oh ! que nos mémoires d’êtres libres en gardent le secret amour par le I et le A !

Moissons de Malvaux :

Soumis aux épreuves du ciel changeant,

Notre planète,

Si bleue qu’elle est orange et étrange,

Roule dans le long défilé toujours différent et pourtant familier.

Les générations réincarnées d’argonautes en chemin pour l’éternelle Colchide,

Connaissent, par bonheur, l’Axe autour duquel tout tourne pour partir et revenir,

Cœur de l’unique, pulsant et aspirant,

Ce savoir est leur forteresse, l’ouverture, le possible de tous les avenirs

Malvaux en Amour, par la clé du cœur, délivre ta quintessence !

Car la onzième heure sonne…

 

La Nature des eaux et Les Grottes-de-Malvaux sont bien de ce trésor que mes lignes dressées comme une planche de salut donnent à percevoir. Les Teiffales, ainsi nommés comme d’autres « gitans » ou « romanos », furent ici rejoint par une poignée de juifs errants, les restes d’une cohorte d’Alain, des Scythes naufragés. Des Celtes de blanc vêtus les avaient précédés, plus tard des protestants en quête de leur désert… Un jour, ceux réfugiés en une cour de miracles au Gai Savoir et parlant le rossignol, tuèrent l’infâme évêque Austrapius… L’assassinat fut vécu en bien, nul ne pensa dans le peuple à leur reprocher… Tous savaient que lorsque le mal fait la loi, même le crime peut devenir justice ! Depuis ceux qui vivent ici en gardien attendent… Ils se savent gardien…de quoi ? En esprit conscient ils l’ignorent et pourtant le trésor est puissant, sombre et terrifiant. Bien plus que le Golem et Gilles de Rais réunis. Dormons en rêvant que ce trésor s’exhale en notre temps, sous une autre forme que la guillotine jadis dressée en nécessité… Car la terre d’ici à parfois soif de sang. (ce texte est dédié à ma sœur)

 

 

 

 

 

 

La pierre et le miel

Share

Le fer ou la plus dure des pierres

Nulles mains ne peuvent les saisir

En éternité la volonté doit se défaire

Renaître en beauté c’est frémir

En abandon, sage folie, ne pas tenir

 

Toute matière dans la course du temps est sable

Apprendre le mouvement et venir à la table

Du festin offert pour entendre la juste fable

 

Par l’écoute se défaire de tous fiel

enfin s’ouvrir  à la grande merveille

Du désir remonter à la source

Joie en sobre ivresse, quintessence du miel

 

La chute du temps

Share

Pris dans la mesure et la chute du temps,

Lorsque nos pieds sans mémoire foulent la terre,

Le frisson des siècles nous enveloppe de son vent

Frustration de l’avoir, dense nuage de poussières

 

Nous sommes en dangers d’ivresse, rassurante posture

Rassurante blessure, acier qui retranche, certitude aveuglante

La vérité que l’on possède s’exprime en obsession aliénante

Parodie de la vérité à être, car l’Etre ne vient qu’en aventure

 

Le fleuve des concepts inutiles réduit le réel

Vomis le vin du monde et retrouve tes ailes

Retrouve ce qui t’est propre, ta nudité est belle

 

 

Le sable et les délices

Share

Une hache d’amour vibrante est l’offrande de l’âme

Elle resplendît du zenith au Nadir

La saisir ne demande aucun effort à la juste flamme

Alors elle tournoie et siffle le rire

 

Surtout aucun effort si l’on espère régner

Et disparaître aux fracas communs et aveugles

Des fleuves insatiables en ce monde échoués

Surtout aucun effort pour voir l’autel aimé

 

Pour satisfaire ton désir ignore les ordres, cesse d’agir

Observe les flux des délices, abandonne toi pour frémir

Au temps, aux formes, aux pensées

Abandonne le sable et ses effets

 

Danse nu, immobile, tu seras béni

Ton âme alors te reconnaîtra

La Hache en main tu renaîtra

Par les rues nul chien n’aura de cri

La joie, l’onde manifeste, te guidera