ALERTE APPEL A TÉMOINS ! abs nécessaire de ptg

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Un plathelminthe (ver plat) terrestre, prédateur de lombrics (ver de terre), vient d’être détecté cet hiver dans trois localités françaises (Finistère, Alpes-Maritimes, Corse). Ce genre de ver n’existe pas naturellement en Europe. Dans les quelques pays où des espèces proches ont été récemment détectées, comme en Angleterre, on observe une quasi disparition de sa proie (les lombrics), causant des pertes agronomiques et des déséquilibres majeurs sur les milieux naturels.

Son origine serait l’hémisphère sud, le plus probablement la Nouvelle-Zélande. Dans son aire de répartition naturelle, les lombrics ont développé des stratégies d’évitement qui leur permettent de se maintenir malgré ce prédateur.

Mais en Europe, les lombrics ne sont pas préparés à cette menace. Or les lombrics sont des «espèces ingénieurs» : ils creusent des galeries qui aèrent le sol et permettent la circulation de l’eau, elles ré-assimilent la matière organique du sol, la rendant disponible et exploitable par les végétaux.

L’impact de leur disparition, autant pour les systèmes agricoles que naturels, serait un désastre.

Les lombrics sont par ailleurs considérés dans beaucoup d’écosystèmes comme la biomasse animale la plus importante. Ils sont donc une ressource déterminante dans les chaines alimentaires, permettant à de nombreux prédateurs naturels d’exister (insectes, oiseaux, mammifères, amphibien .
Leur disparition pourrait provoquer la disparition de ces autres espèces.

Le ver plat invasif est assez facile à reconnaître. Il est un peu aplati, noir avec deux vagues bandes dorées. Il arrive qu’on le rencontre en amas emmêlé. C’est un organisme d’apparence anodine, mais d’un impact majeur pour l’environnement. Il n’est pas venimeux, mais peut être toxique si on l’ingère (et ne peut donc se substituer au lombric dans la chaîne alimentaire).

Nous lançons donc un appel à témoins afin de réaliser une cartographie de son implantation.

Si vous avez observé un tel animal, contactez le Professeur Jean-Lou JUSTINE :

Téléphone : 01 71 21 46 47

Adresse courriel : jean-lou.justine@mnhn.fr

L’ange du bizarre est en villégiature au Château du Gué (86)

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L’ange du bizarre n’a jamais quitté le domaine du château du Gué (86), furetant entre les pierres, il savoure la paisible contemplation des passants, et en fin gourmet, il respire l’humour des siècles passés qui s’entassent joyeusement. Ces siècles si bien psalmodiés par Anatole France n’auront de sens que par leur fin… Ici aussi les Anges préparent la révolte… Comme si elle en était la promesse dressée, la cheminé devenue monument de saint Bitochon, témoigne de la dite truculence angélique et subversive qui rebondit d’époque en époque. Les anges s’étant accouplés aux femmes, nous rappelle Henoch, donnèrent naissance à des êtres fantastiques et à ces familles qui, de siècle en siècle, portent les héros… Dans l’ombre des pierres érigées honorant l’axe du saint si particulier des lieux, on peut lire aussi quelques chapitres de cette histoire.

Entre autres, Maître Rabelais recueillit l’essentiel des rites phalliques. Dans ses lignes préservées, le souvenir de ces cultes voyagea sur la nef de l’humour que seul concurrence celle d’acacia construite pour Jason et ses 50 compagnons. Ces héros partis en quête de la fameuse toison solaire irisée d’or, héritage du jeune prince déchu. D’ailleurs l’une des pierres de fronton du château, frappée par un marteau rossignol, porte gravée un hymne de mots verts cachés, qui rend grâce au soleil et à l’heure du jardin de Gethsémani. Car en ces terres, la mort rode toujours. La Clouère, ligne de démarcation tragique et sanguinolente, garde entre autres terribles souvenirs celui des horreurs de la guerre de “Cent ans”…

Monsieur de Bejarry l’actuel dépositaire des lieux ne peut qu’en convenir, ici, lorsque qu’à deux ou à trois on se retrouve en Un, le Pantocrator se manifeste sans attendre d’autres signes. S’il est homme de raison, l’hôte du Château du Gué n’en ignore pas, comme il est dit dans les Upanishad, que lorsque l’on a réalisé la non-dualité, l’essentiel est de vivre dans ce monde comme si l’on était un homme ordinaire.

Découvrant la nature blanche et rouge des lieux, grâce à la visite pleine de retenue, respectueuse et fort courtoise, que nous en fît son temporel ordonnateur, ma curiosité se fit dévorante. Je brûle désormais dans l’attente d’entendre la conversation que pourront entretenir, l’être rouge qui m’accompagne et l’Ange du Bizarre en villégiature ici et ici encore, depuis toujours en retour. Car je soupçonne le fameux Ange, bien aimé d’André Breton et découvert par Edgar Alla Poe, d’être un proche parent de mon Éon, l’être rouge dans ces pages maintes fois mentionné.

C’est donc en ces terres que je lâcherais le dimanche 9 décembre à 15h 15 le poème : « Un double Ouroboros de chair et d’esprit »

Pour plus d’info et participations éventuelles : bruno.fou@free.fr ou https://www.facebook.com/events/581026721911201/