Miriam/Marie promesse du Mashia’h/Messie.

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L’œuvre Messianique est en partie dévoilée par l’étude kabbalistique des mots hébreux Mashiac’h (מָשִׁיחַ) et Miriam (מִרְיָם). Une « vision » sémiologique qui invite Juifs et chrétiens à la conscience de la nécessite de l’équilibre du féminin et du masculin (en toute chose !). Un équilibre et un processus, clé de la réparation « finale » du monde, porte de la parousie1.


La science de la combinaison des lettres hébraïques, ou Hokhmat HaTsirouf2, postule que l’univers n’est pas composé de matière inerte, mais d’un agencement complexe de fréquences vibratoires représentées par les vingt-deux lettres de l’alphabet hébreu et leurs combinaisons vocalisées grâce aux voyelles (voir : Le chant des voyelles hébraïques…) Dans cette veritable architecture cosmogonique que forme l’hébreu sacré, les mots ne sont pas de simples vecteurs de communication, mais des « réservoirs » d’énergie divine, souvent comparés à des « boîtes à bijoux » qu’il convient d’ouvrir avec une précision chirurgicale pour en libérée en conscience la lumière. Cette petite étude, se propose d’examiner la corrélation sémiologique et ontologique entre deux piliers du salut dans la tradition mystique juive et chrétienne : le mot Messie (Mashiach – מָשִׁיחַ) et le nom Myriam/Marie (Myriam – מִרְיָם). À travers l’étude de la lettre Mem (מ), des racines étymologiques et des équations numériques de la Gematria, cette analyse invite à penser le féminin comme un réceptacle de la lumière rédemptrice et comment cela s’articulent pour œuvrer à la réparation du monde (Tikkun Olam). Une geste spirituelle et initiatique ou le « féminin » reprend sa fonction primordiale en altérité avec le masculin.


Le cadre théorique de la sémiologie kabbalistique


Pour appréhender la relation entre Mashiach et Miriam, il est impératif de comprendre que la Kabbale, particulièrement celle issue de l’école de Safed au XVIe siècle, traite les lettres comme les « chromosomes » de l’Homme Primordial (Adam Kadmon). La langue hébraïque est considérée comme le Lashon HaKodesh, la « Langue Sainte et Sacré », dont chaque graphie, chauque Chorégraphie pourrait-on dire, chaque valeur numérique et chaque positionnement dans un mot modifie, potentiellement la structure de la réalité.


L’école de Safed fut le théâtre d’un renouveau exceptionnel porté par des figures majeures telles que Moïse Cordovero (le Ramak), Salomon Alkabetz, Isaac Louria (le Ari Zal) et Haym Vital. Avant la révolution lourianique, Moïse Cordovero a magistralement synthétisée de manière encyclopédique la pensée kabbalistique, notamment à travers ses commentaires sur le Zohar, posant les jalons d’une compréhension élargie et structurelle des émanations divines. Dans ce système, le Messie n’est pas seulement une figure historique attendue, mais une fonction de la lumière divine qui doit être « accouchée et nommée en toutes éléments du réel » par un réceptacle adéquat. Myriam, dont le nom contient les clés de la matrice et de l’eau, incarne, au sens mystique, ce réceptacle crucial.

L’archétype de la lettre Mem : matrice et cœur du mystère de l’incarnation divine.


La lettre Mem (מ) occupe une place centrale dans notre petite étude, apparaissant au début du mot Mashiach (מָשִׁיחַ) et aux deux extrémités du nom Miriam (מִרְיָם). En tant que treizième lettre de l’alphabet, elle symbolise les « eaux », la fluidité, et parfois l’intelligence divine (Mayim) et possède une valeur numérique de 40.


La dualité graphique : ouverture et clôture


La morphologie graphique de la lettre Mem présente une particularité dans l’alphabet hébreu en temps que lettre finale : elle possède donc deux formes distinctes. Le Mem ouvert (מ), utilisé au début ou au milieu des mots, et le Mem fermé ou final (ם), utilisé exclusivement à la fin. Cette dualité graphique est le support d’une distinction théologique profonde :

  • Le Mem ouvert représente la Torah révélée (Niglé), la connaissance accessible et le flux de la vie qui descend vers le monde.
  • Le Mem fermé symbolise la Torah cachée (Nistar), les enseignements ésotériques de la Kabbale et le mystère de la gestation messianique.


Dans le nom de Myriam (מִרְיָם), l’alternance entre le Mem ouvert initial et le Mem fermé final suggère un cycle complet. Elle est à la fois l’ouverture vers le processus de délivrance et le scellé qui protège la sainteté du germe messianique. Le Mem initial de Mashiach (מָשִׁיחַ) indique que le Messie est celui qui vient enseigner la Torah, mais sa mission ultime est de « briser » le sceau du Mem fermé pour révéler les secrets de la création à l’humanité entière.

La symbolique du chiffre 40 et la gestation du salut


La valeur numérique 40 associée au Mem n’est pas fortuite dans la théologie du salut. Elle marque les étapes de transition et de purification nécessaires à toute naissance spirituelle.

Myriam est sémiologiquement liée à cette dimension de « 40 ». Elle est la « Matrice » qui porte le processus de transformation. Le Talmud souligne que le Mem symbolise le ventre de la femme et sa capacité naturelle à donner la vie, mais aussi à opérer un retour vers l’intérieur pour se transformer et permettre la réparation du « monde ». Le Messie, en tant que fruit de cette transformation, est celui qui émerge après l’accomplissement de ces « quarante » cycles.


Miriam : l’alchimie de l’amertume et le puits de la vie.


Le nom Miriam dérive de la racine Mar (מַר), signifiant « amertume ». Cette amertume renvoie Théologiquement et mytho-historiquement à la dureté de l’esclavage en Égypte, Comme évoqué dans le Bible. Dans une perspective mystique, elle représente le Din (la Rigueur), l’état de contraction nécessaire avant l’expansion de la lumière.


Du Mar (Amer) au Maor (Luminaire).


La fonction de Myriam dans « la geste » messianique est d’opérer un « adoucissement des rigueurs » (Hamtakat HaDinim Beshorsham)3. L’amertume (Mar) n’est pas une fin en soi, mais le catalyseur de la soif spirituelle, par l’épreuve. En hébreu, la racine Mar peut être « transmutée ». Si l’on ajoute un Aleph (symbole de l’unité divine) au centre de Mar, on obtient Maor (מָאוֹר – Strong 03974), le luminaire… Cette transformation est aussi illustrée dans l’épisode biblique des eaux de Mara (Ex. 15; 23-25), où Moïse, sur l’ordre divin, jette un morceau de bois dans des eaux amères pour les rendre douces. Myriam préfigure cette capacité de conversion. Elle est, rappelons le, La prophétesse qui chante au bord de la Mer Rouge, transformant la terreur du jugement (La menace de l’extermination par l’armée de Pharaon) en chant de la victoire (une fois la traversée faite). Sans le chant de Myriam, poétiquement, nous pouvons penser que la manifestation du Messie, l’acte de traversée de la Mer des Joncs et l’émotion sidérante de terreur, serait restée bloquée dans la rigueur…Toute la question est de savoir comment faire monter ce chant !


Le Puits de Myriam réceptacle et catalyseur de l’œuvre sefirotique.


On retrouve dans le Zohar, le récit traditionnel associant Myriam à un puits miraculeux qui accompagnait les Israélites dans le désert. Ce puits est analysé comme le réceptacle de la Sefira Yesod (le Fondement) dans son aspect masculin, ou plus précisément comme la Sefira Malchut (le Royaume/Féminin) qui reçoit (accouplement) et redistribue les eaux de la sagesse du « fondement/masculin »(Yesod). Le texte précise que ce puits a été creusé par les patriarches (les Sefirot de Chesed, Gevurah, Tiferet), mais que c’est Myriam qui en ouvre et permet l’accès.
Ce puits est une « source scellée » qui remonte des profondeurs de la terre pour nourrir les âmes. Il représente la capacité de l’individu à puiser dans son inconscient et dans les textes sacrés pour en faire jaillir une « Eau Vivante ».

Le Messie, dont Myriam permet la manisfestation est aussi décrit comme celui qui fera à boire l’humanité à ce puits et qui en fera déborder les eaux pour irriguer le monde entier de la connaissance de Dieu.


Mashiach : la restauration de la lumière et la Gematria du salut.


Le mot Mashiach (מָשִׁיחַ) désigne celui qui est oint d’huile sacrée. Dans la symbolique kabbalistique, l’huile représente la Sefirah Chokhmah (Sagesse), car elle est l’essence qui imprègne tout, mais reste distincte, inaccessible en sa totalité. Le Messie est l’être dont la structure spirituelle est totalement alignée avec cette sagesse primordiale et ontologique à la création.


L’équation métaphysique : Miriam + Chayim = Mashiach


L’une des mises en cohérences les plus saisissante de la connexion entre Myriam et le Messie réside dans l’analyse numérique de leurs noms. La Guematria permet de révéler des parentés ontologiques entre des concepts apparemment distincts.


Calculons les valeurs respectives :

  • Miriam (מרים) = 40 (Mem) + 200 (Resh) + 10 (Yod) + 40 (Mem) = 290.
  • Mashiach (מָשִׁיחַ) = 40 (Mem) + 300 (Shin) + 10 (Yod) + 8 (Chet) = 358.
  • La différence entre ces deux valeurs est de : 358 – 290 = 68.
  • Le chiffre 68 est la valeur numérique exacte du mot Chayim (חיים), qui signifie « La Vie ».
  • Chayim (חַיִּים) = 8 (Chet) + 10 (Yod) + 10 (Yod) + 40 (Mem) = 68.

Cette relation mathématique Miriam + Chayim = Mashiach suggère que Miriam est la structure, le vase, qui attend de recevoir la « Vie Divine » pour manifester le Messie. Sans le réceptacle de Myriam (le féminin, l’âme humaine, la préparation), la Vie reste abstraite et non manifestée. À l’inverse, sans la Vie (Chayim), Myriam reste dans l’amertume du Mar. L’union des deux engendre la rédemption, le retour, l’engendrement de la pureté…

Le Messie et le Serpent : le secret de la rectification.

Une autre correspondance célèbre en Gematria lie Mashiach (358) au mot Nachash (נָחָשׁ), le serpent, qui totalise également 358. Cette égalité numérique indique que le Messie est la force spirituelle destinée à rectifier le péché originel induit par le serpent dans le jardin d’Éden. Là où le serpent a apporté la mort en séparant les mondes par le mensonge, le Messie apporte l’unité en reliant le haut et le bas et en rétablissant la vérité. Ce qui est, par ailleurs, à mettre en parallèle avec le fameux « 666 » de l’Apocalypse de saint Jean et les 42 générations d’Abraham au Messie évoquées dans Matthieu 1; 1-17.

Cette mission de rectification s’opère par la transformation du poison en remède. Le Messie « monte » sur le serpent, utilisant la même énergie (358) pour élever la matière vers l’esprit. Dans ce processus, Myriam joue le rôle de la « nouvelle Éve », la matrice purifiée qui ne succombe pas à la séduction du serpent, permettant ainsi à la lignée messianique de se déployer dans la sainteté.

Le paradoxe du Mem fermé dans Isaïe 9:6

Un mystère scriptural majeur lie le Messie au Mem fermé de manière explicite. Dans le livre d’Isaïe (9;6), le prophète annonce la naissance d’un enfant royal : « Pour l’accroissement (Le-marbeh) de l’empire et pour une paix sans fin ». En hébreu, le mot Le-marbehםרבה) est écrit de façon anormale : le Mem au milieu du mot est un Mem fermé (ם), alors qu’il devrait être ouvert.

L’explication du Talmud : le scellé de l’histoire

Le Talmud (Sanhédrin 94a) rapporte que Dieu voulait faire du roi Ézéchias le Messie de son temps. Cependant, parce qu’Ézéchias n’a pas chanté de louanges après la destruction de l’armée de Sennachérib, la « porte » de la rédemption s’est refermée. Le Mem fermé au milieu de Le-marbeh témoignerait de cette occasion manquée.

D’un point de vue kabbalistique, ce Mem scellé représente l’exil de la présence divine (Shekhinah). La rédemption est « enfermée » dans la matière. Le rôle de Myriam est précisément d’initier le mouvement inverse. Par son nom qui se termine par un Mem fermé, elle « contient » le secret. Par son chant et son action, elle travaille à la réouverture de ce Mem pour que le Messie puisse apparaître. D’une certaine manière pour libérer le messie en chacun de nous nous devons révéler la grandeur de Myriam.

La percée messianique : ouvrir le scellé ou les scellé.

Le Messie est appelé celui qui « brise les barrières » (Parats – פָּרַץ -Strong 06555). Sa fonction est de transformer le Mem fermé (ם) en un canal de lumière. Dans les textes de Safed, on explique que le Messie enseignera une « nouvelle Torah », non pas une loi différente, mais une compréhension si profonde qu’elle semblera nouvelle. Il s’agit de la Torah du Mem fermé, la connaissance des mondes supérieurs qui était jusqu’alors inaccessible à l’intellect humain. Cette même « idée » de réalisation pour la fin des temps peut-être mise en analogie avec ses sept sceaux évoqués dans l’Apocalypse 6.1-17, 8.1-5.

La Kabbale de Safed et les « pratiques » permettant la transformation.

L’essor de la Kabbale à Safed au XVIe siècle n’était pas seulement un renouveau académique, mais une réponse spirituelle à la souffrance de l’exil après l’expulsion d’Espagne. Les kabbalistes de cette époque ont développé des techniques précises pour hâter la venue du Messie et entrer en résilience, en s’appuyant sur la figure de Myriam/Marie. Ces techniques ont été l’objet d’études importantes sur le plan pratique, dans les milieux marranes…

Le Tikkun et l’élévation des étincelles.

Isaac Louria a enseigné que chaque acte humain, chaque mot prononcé avec intention (Kavanah) et dans un processus de « metaphorisation » précis, peut libérer une étincelle de sainteté prisonnière des « coquilles » (Kelippot). Ce processus est intrinsèquement lié à l’eau du puits de Myriam. De même que l’on lave un objet pour en retirer la souillure, l’étude de la Kabbale purifie l’âme et permet aux étincelles de remonter vers leur source divine. Moïse Cordovero soulignait déjà l’importance de cette purification éthique et mystique comme préalable indispensable à la réception de la Sagesse de Vérité.

La diffusion des secrets comme préparation messianique.


Contrairement aux époques antérieures où la Kabbale était gardée secrète, l’école de Safed a proclamé qu’il était désormais « obligatoire et urgent » de diffuser ces enseignements. L’idée est que la connaissance des mystères du Mem fermé est un vecteur fondamental de la rédemption. En étudiant les rapports entre Mashiach et Miriam, l’élève ne fait pas qu’apprendre une théorie ; il participe activement au retour de la Jérusalem céleste sur terre, qui est décrit par les mystiques comme un corps de chair et de souffle imprégné de divinité…


Synthèse sémiologique : une voie vers la maîtrise spirituelle.


L’analyse croisée des structures de Mashiach et Miriam nous offre une vision unifiée du processus spirituel :

  • Le Commencement (Mem ouvert) : Tout commence par une ouverture, une soif de comprendre, symbolisée par le premier Mem de Myriam et de Mashiach.
  • La Traversée (Resh, Yod, Shin) : Le chemin passe par l’épreuve du désert, le raffinement de l’intellect et le feu de la passion spirituelle (Shin).
  • L’Intériorisation (Mem fermé) : Le secret doit être protégé, médité et mûri dans le silence de l’âme réceptive.
  • L’Intégration de la Vie (Gematria 68) : L’union de la structure réceptrice et de l’énergie vitale pour enfanter la conscience libérée.
  • La Translucidité (Chet) : L’aboutissement est la transcendance (le chiffre 8 du Chet de Mashiach), où l’homme devient un canal pur pour l’infini.


Cette structure révèle que le Messie n’est pas une entité séparée de nous, mais l’état de complétude que nous atteignons lorsque notre « Miriam » intérieure est fécondée par la « Vie » divine.

L’appel à l’étude et la transmission vivante.


L’exploration sémiologique du rapport entre Mashiach et Miriam nous rappel que les textes sacrés sont des organismes vivants, dotés d’une profondeur inépuisable. La Kabbale nous enseigne que nous vivons dans un monde de voiles, et que chaque lettre hébraïque et ses vocalisation par le mystère des voyelles est une fenêtre ouverte sur l’éternité. Cependant, la manipulation de ces énergies et la compréhension de ces mystères ne peuvent se faire sans un guide expérimenté.


Comme l’indiquait Rabbi Haym Vital dans son Livre des « Visions », la transmission de la Kabbale repose sur une lignée ininterrompue de maîtres et d’élèves4. La complexité des permutations de lettres, les nuances des valeurs numériques et la profondeur des commentaires de maîtres de la kabbale, exigent une étude méthodique et accompagnée.


Les enseignements présentés ici ne sont qu’un aperçu de la richesse de la tradition ésotérique juive. Ils éclairs aussi la tradition chrétienne, en révélant certains aspects « opératifs ». Pour celui qui souhaite passer de la simple curiosité intellectuelle à une véritable transformation intérieure, l’engagement dans un parcours d’étude est l’étape suivante naturelle. C’est par la parole vivante, le dialogue et l’étude rigoureuse que les « eaux de Myriam » peuvent véritablement commencer à couler dans le cœur de l’étudiant.


La porte du Mem est ouverte. Pour ceux qui entendent l’appel de la sagesse ancienne et désirent explorer ces territoires de lumière, le moment est venu de prendre contact pour entamer ce voyage vers les profondeurs de l’âme et les secrets de la Création. L’étude n’est pas une fin en soi, mais le moyen par lequel nous réparons nos propres vases brisés et participons à l’avènement d’un monde de paix et de clarté.

Contacts :

Par tel : 06 48 55 54 79

Ou par courriel : bruno.fou32@gmail.com

  1. Le terme parousie désigne originellement la présence invisible du Messie dans le monde depuis la création et sa manifestation visisible/incarnée sur terre à la fin des temps ↩︎
  2. Cette « science des combinaisons » est le fondement de la pratique méditative consistant à permuter les lettres pour atteindre des états de conscience supérieure. Elle est considérée comme la « grammaire » de la Création, permettant de déchiffrer les structures énergétiques du monde. Le terme Hokhmat HaTsirouf n’est pas seulement générique ; il est le nom technique et spécifique de la méthode de Kabbale prophétique ou extatique développée, notamment, par Abraham Aboulafia au XIIIe siècle. On le retrouve aussi sous la forme Hokhmat ha-Nistar (Sagesse du caché) ou Hokhmat ha-Emet (Sagesse de vérité). Ces termes peuvent aussi désigner la Kabbale dans son ensemble. ↩︎
  3. Le concept de Hamtakat HaDinim Beshorsham, ou l’adoucissement des jugements à leur racine, est l’un des piliers de l’enseignement du Ba’al Shem Tov, fondateur du mouvement hassidique. Cette doctrine enseigne que la crise elle-même contient les germes de la rédemption. Au lieu de fuir le jugement ou de le combattre par des moyens purement matériels, le mystique cherche à élever sa conscience pour percevoir la racine divine de la difficulté. ↩︎
  4. La lignée à laquelle appartient l’auteur de ces lignes est celle d’une famille de marranes d’origine portugaise, installée en Bretagne au 18e siècle, en la personne d’A. Salömon créateur du groupe de Kabbaliste chrétiens et juifs : Ha-Cohen. ↩︎

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