Le féminin divin, une vérité trop voilée du Judéo-Christianisme !

ASHERAH
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CONFÉRENCE DU DIMANCHE 10 AVRIL VIA ZOOM (12 €) de 10h à 11H30

La méditation conduit principalement à la contemplation, la tradition judéo-chrétienne et la « Voie Prophétique » en particulier, proposent diverses techniques pour cela, mais pas seulement en ce but. La contemplation, a un certain stade de profondeur, s’accompagne d’un « dialogue/rencontre » avec la source de toute vie. Un dialogue si profond en joie et conscience, que les mots restent presque impuissants à le dire. Mais pour bon nombres de méditants judéo-chrétiens, CE DIALOGUE ET CETTE RENCONTRE, AVEC LA SOURCE DE TOUTE VIE, EST EN PARTIE EMPÊCHÉ DU FAIT DE L’ALIÉNATION DU FÉMININ SACRÉ PAR DES DOGMES STÉRILES.

Ce dialogue avec la transcendance, pour qu’il puisse se réaliser pleinement, se cultive et se prépare bien avant d’arriver, par la méditation, au point précieux de la contemplation. Cette préparation du « méditant » est la clé d’un cheminement spirituel abouti, personnel, et en indépendance (ce qui ne veut pas dire sans liens avec les autres !) Ce cheminement personnel, est d’abord un dialogue de soi à soi, via une certaine ascèse. C’est une répétition du dialogue à venir avec la source de toute vie. Elle est décrite par bien des auteurs, que ce soit les pères du désert et les grands mystiques chrétiens et de manière farouchement analogique par les grands exégètes juifs (dont les cabalistes) et les Soufis… Tous évoquent de manières imagées, les vêtements que doit porter celui qui veut se présenter devant le Roi, la bonne connaissance qu’il ou elle doit avoir du palais et des salles où réside la Shekinah, la composition des cieux à travers lesquels passe le voyageur mystique, souvent guidé par un ange… Ces récits métaphoriques et hermétiques visent à enseigner ce que doit-être cette préparation. Mais, ces récits, ne sont réellement compréhensibles que par le truchement de la tradition orale, ou par celui qui étudie inlassablement et, faisant la juste expérience, en détient ipso facto les clés.

ASHERAH
ASHERAH parèdre de IHWH

Cette préparation, ce cheminement préalable, qui techniquement s’opère sur un mode de saturation de l’intellect, plus que sur un mode de vacuité de la pensée, ce dernier mode étant une approche plus asiatique que celle qui est propre aux traditions orientales et occidentale, donc abrahamique, ne peut se développer sans la restauration à sa juste place de la dimension féminine du divin. Dieu n’est évidemment ni homme, ni femme, il est tout à la fois ces deux principes et chacun d’entre eux, mais la culture exotérique judéo-chrétienne dans les représentations culturelles qu’elle en a fait, a aliéné tout un pan de nos possibilités à appréhender la source de toute vie, jusqu’à interdire, de manière folle, le sacerdoce féminin.

Et c’est là une part souvent méconnue de l’Œuvre magnifique, de grands mystiques qui invitent à la fin de cette aliénation, et dont certains, en cela aussi, mirent leurs pas dans ceux du Messiah Yéshouah.

En revenant aux sources historiques de l’aliénation du féminin sacré dans la tradition Judéo-chrétienne qui a abouti à un pouvoir patriarcal aujourd’hui stérile, nous relèverons, comment dans le judaïsme, via la philosophie de l’arbre séphirotique et de la Shékinah, mais aussi dans l’exégétique du Tanak par la codification de certains mots hébreux (Ashera), ou encore pour les chrétiens, le mystère des Maries (Myriam) et des 7 prophétesses, et plus encore de la « Reine du Ciel », cette dimension du féminin divin vise à être « finalement » restituée et peut-être pensée en nos traditions pour le temps présent. Et ainsi, comment peut-être complété notre représentation du Divin, pour une meilleur préparation à sa rencontre.