Le lait de la résistance…

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JD2Faites un acte politique concret : Achetez votre lait dans une ferme !

Le monde agricole est en première ligne. En Deux-Sèvres, les suicides des agriculteurs se multiplient. Aujourd’hui, les petits producteurs de lait subissent de plein fouet la barbarie économique dominante. Sur la poignée de communes de mon coin de territoire, entre Exoudun, La-Mothe-Saint-Heray et Saint-Maixent, 50% d’entre eux (au minimum !) sont appelés à disparaître. Sans une expression rapide et importante de solidarité avec ces paysans qui sont nos voisins, notre environnement social, écologique et économique se transformera radicalement en enfer.

En Deux-Sévres, tout près de chez-vous, il y a forcément un petit producteur de lait. A la Mothe Saint-Heray (79), je vais à la ferme des Trois-Cerisiers. Acheter du lait dans une ferme , ici comme dans bien d’autres campagnes de France, est un acte de résistance. Alors, faites vous plaisir : Résistez !… Et il y a urgence… Arrêtons d’engraisser ceux qui nous assassinent, ces grandes surfaces qui distribuent du poison. Si vous souhaitez agir concrètement, prenez contact avec moi pour m’accompagner chez Joël David l’éleveur des Zheureuses vaches de Salles. Ou rendez-lui visite avec votre « pot-à-lait » (des bouteilles d’eau vide c’est bien aussi) pour recueillir votre lait tout frais ! Une fois bouilli, au réfrigérateur, le lait se garde une bonne semaine… et si vous le souhaitez, je peux vous montrer comment (dans votre cuisine !) on peut faire de la crème, du fromage, du fromage frais (aux herbes !) et des yaourts… Et si vous n’êtes pas de la commune, je me fais fort de vous trouvez un p’tit producteur de lait dans votre coin…

Pour + d’infos sur le lait de la résistance !

Bruno Fouchereau 09 51 53 17 22

Bruno.fou@free.fr

FACEBOOK / https://www.facebook.com/bruno.fouchereau

Pour acheter du lait, c’est Tous les jours à 19h (sauf le dimanche)

à la ferme des « Trois Cerisiers » 79800 Salles // tel : 06 98 21 11 42

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La disparition programmée des petits producteurs de lait

Sur la poignée de communes qui entourent les villages de la Mothe-Saint-Heray, Exoudun et Saint-Maixent-l’Ecole, la moitié des producteurs de lait vont disparaître dans les 12 mois qui viennent. Alarmiste ? Malheureusement ce sont les faits ! La fermeture de la principale coopérative laitière (Bougon) de ce territoire des Deux-Sèvres est programmée. Le mince espoir de maintient d’une partie de l’activité ne permettra (au mieux) que d’acheter 50% des productions laitières locales… Et c’est une annonce dont l’effet paradoxal est  volontairement sédatif. Rappelons que l’année dernière les techniciens et administrateurs de la laiterie de Bougon d’une part et les politiques en charge du territoire d’autre part,  promettaient vigilance pour les uns et maintient de l’activité pour les autres. Il fut même annoncé une ébouriffante campagne publicitaire pour partir à l’assaut des marchés internationaux… Une stratégie que certains esprits plus éclairés avaient immédiatement taxé de : « …spirale mortifère ! » Analyse malheureusement minoritaire… Il y a 1 an… 1 an seulement ! Aujourd’hui la seule promesse qui tienne pour nos territoires est celle d’un sinistre économique sans précédent qui, petit à petit, se révèle comme inéluctable et démontre aux yeux de tout observateur objectif l’absence totale de projet économique viable. La seule voie possible, si nous ne voulons pas entériner un avenir de paysans sans terre, de sols définitivement pollués, de nourritures empoisonnées et d’absolue misère des populations locales, passe par une transformation radicale des politiques territoriales. Nous disposons collectivement des moyens, de l’énergie et des ressources pour développer un artisanat local, une paysannerie écologique et pérenne, si nous organisons et soutenons avec radicalité les pratiques de circuits courts et de consommation de produits locaux. De telles politiques sont possibles et expérimentées ailleurs avec succès, en France, en Europe et en Amérique Latine. Mais pour cela il faut rompre avec la dictature de l’économie libérale et la financiarisation des activités humaines et naturelles. [/mantra-column] [mantra-column width= »1/2″]

Des vaches heureuses !

A la ferme des « Trois cerisiers », Joël David élève une quarantaine de vaches qui mangent une nourriture saine et sans OGM… En clair, un troupeau traité avec attention et respect. Le lait des vaches de Joël est délicieux. Bouilli, il se conserve une semaine au réfrigérateur, il fait une bonne crème et des fromages onctueux… Tout ça pour le quart du prix du lait empoisonné de votre grande surface (malheureusement) habituelle ! Tous les jours à 19h (sauf le dimanche) vous pouvez venir à la ferme pour acheter du lait.

 Entre fourrage à distribuer et les visites de camarades agriculteurs, Joël répond à quelques questions.

BF – Il est devenu commun d’entendre les gens dire : « …faire une agriculture saine, respectueuse de la nature et des bêtes c’est un sacerdoce ! » Qu’en penses tu ?

Joël David – Un sacerdoce… Je ne sais pas ! C’est au moins un engagement concret. Pour cela il suffit de comparer les revenus horaires d’un céréalier dont les pratiques sont extrêmement polluantes, épuisent les réserves d’eau et dévastent des écosystèmes, à ceux d’un petit éleveur soucieux du confort de ses bêtes et dont les pratiques intègrent un projet de développement (réellement) durable. Les céréaliers gagnent en moyenne 80€ de l’heure, alors qu’un éleveur comme moi gagne à peine 8€.

BF – Que penses-tu des dynamiques sociales et économiques agricoles développées sur notre territoire ?

Joël David – Elles nous entraînent à une catastrophe à très court terme, et ce ne sont pas les formules incantatoires des responsables des syndicats d’eau et de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne qui changeront quoi que ce soit… A vrai dire, nos territoires ne sont pas confrontés à une dynamique sociale et économique agricole, mais à un pillage de nos ressources collectives. Un pillage orchestré et masqué. Si cette spirale mortifère n’est pas enrayée rapidement nous nous enfoncerons collectivement dans une grande misère… Du moins, ceux qui vivent ici, nous qui avons ici nos racines familiales, nos amis, nos maisons… Car les « fonds de pension » qui sont derrière les pratiques agricoles industrielles et investissent dans le développement des céréaliers, ces fonds de pension… Ils se retireront dès que les bénéfices ne seront plus aussi juteux ! Et c’est ce qui se passera lorsque nos terres et nos eaux seront complétement polluées…

BF – Existe t-il des solutions ?

Joël David – Oui ! Ces solutions existent, elles nécessitent des décisions politiques. Ce sont des solutions qui permettraient un développement agricole pérenne sur le plan économique, sociale et écologique. Ces solutions ont déjà fait leurs preuves. Ces décisions politiques sont applicables à l’échelon local. Elles demandent de rentrer en rupture avec certains diktats de l’économie libérale. Malheureusement encore trop peu de personnes ont prit conscience de l’urgence de la situation. La mobilisation pour faire évoluer les choses reste faible et la plupart des élus font mine d’ignorer les fondements du problème… Le courage c’est bien plus rare que l’or et pourtant ça ne paie pas… C’est terrible, il en va pourtant de notre survie.

POUR INFORMATION : Le lait aujourd’hui est acheté aux éleveurs au prix de 0,307€ le litre. C’est exactement le même prix qu’il y a 30 ans. Pour que les petits producteurs de lait perçoivent un revenu considéré comme décent (légèrement sup au smic), il faudrait que le litre de lait leur soit acheté 0,407€ le litre.

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Ressources :

Voici ce que risquent nos territoires si, ici et maintenant, nous n’entrons pas en rupture avec la politique dominante actuelle :

« La danse macabre sur l’environnement grec va-t-elle continuer ? C’est la question que les écologistes grecs, la gauche et les mouvements citoyens se posent. Les entreprises qui convoitent les ressources du pays tentent de s’imposer (et de plus en plus en employant la force) à l’aide de la Troïka grecque et internationale. Pour n’en citer que quelques unes : EDF, Iberderola, Eldorado Gold, Gazprom, Suez ou Siemens font tout leur possible pour pouvoir continuer à faire des profits sur le dos de la population et de l’environnement. Elles souhaitent employer des « esclaves modernes » pour 300 euros par mois, racler toute ressource énergétique et hydrique, posséder les terres publiques et occuper in fine une place stratégique en méditerranée. Elles rêvent d’un nouveau colonialisme énergétique et foncier du XXIème siècle. Mais, c’est sans compter sans les mouvements d’ampleur qui se développent un peu partout sur le territoire !”…

Lire la suite : http://lun-deux.fr/lausterite-detruit-aussi-la-nature-lexemple-grec-entretien-avec-roxanne-mitralias/

Une synthèse bien faite sur les effets désastreux de la malbouffe sur le cerveau : http://courantlibre.wordpress.com/2009/12/19/l%E2%80%99effet-desastreux-de-la-malbouffe-sur-le-cerveau/

Un agriculteur qui prépare la révolution open-source :

Dans le Missouri, Marcin Jakubowski a fabriqué un tracteur dont il a publié les plans sur le net, avant d’imaginer le « kit de construction du village global » : 50 outils répondant aux besoins fondamentaux des hommes, du four à pain à la presse à briques… Lire la suite : http://www.wedemain.fr/L-agriculteur-qui-prepare-la-revolution-open-source_a223.html

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