Autre convergence judéo-chrétienne du Temps Sacré en mars 2026

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Maîtrise de Soi, Lumière Liturgique et méditations, des œuvres judéo-chrétiennes pour rendre l’Invisible, présent en nos vies.

Le calendrier liturgique du week-end du 14 et 15 mars 2026 présente à nouveau une synergie théologique remarquable entre les traditions juives, catholique et protestantes. Tandis que la communauté juive se rassemble autour de la parachat Vayakhel (וַיַּקְהֵל – et il assembla) pour clore le cycle de la construction du Tabernacle par une méditation sur l’interdiction du feu, les Églises catholiques célèbrent le quatrième dimanche de Carême, dit dimanche de Laetare (Réjouissez-vous), axé sur la guérison de l’aveugle-né et la lumière intérieure. Simultanément, le Carême protestant explore le thème de l’audace de vivre à travers des gestes de rupture et d’espérance. Ces trois expressions spirituelles convergent vers un axe central : le Shabbat et le Carême ne sont pas de simples interruptions d’activité, mais une discipline de la maîtrise des forces — extérieures et intérieures — que l’homme libère dans le monde et en lui-même, façonnant le monde et construisant ainsi sa façon d’être au Monde.


Le Shabbat Vayakhel : Une éducation à la maîtrise des forces.


La parachat Vayakhel (וַיַּקְהֵל – et il assembla) (Exode 35, 1-3) s’ouvre sur un moment de rassemblement communautaire solennel. Moïse convoque toute l’assemblée d’Israël pour lui transmettre les instructions finales concernant le Tabernacle (Mishkan, מִשְׁכָּן – demeure), mais il commence paradoxalement par réitérer l’interdiction du travail le jour du Shabbat. Cette structure narrative n’est pas fortuite : elle établit la primauté du temps sacré sur l’e lieu sacré lui-même. La construction du sanctuaire, bien qu’œuvre divine par excellence, doit s’effacer devant la sainteté du repos hebdomadaire. Il s’agit aussi de bien faire la différence entre ce qui est du religieux, œuvre humaine, et l’œuvre suprême qui est divine. L’Œuvre divine est le modèle supérieur, inégalable, de l’oeuvre humains aussi sainte soit-elle.

L’isolement du feu : Une singularité textuelle et de la Halakha ( הלכה : juridique/Voie)


L’énigme centrale de cette parachat réside dans le verset 3 : « Vous n’allumerez pas de feu dans toutes vos demeures le jour du Shabbat ». Cette précision soulève une question exégétique majeure : si toutes les formes de travail (Mélakha, מְלָאכָה – œuvre/travail) sont déjà interdites par le commandement général du verset 2, pourquoi la Torah éprouve-t-elle le besoin d’isoler spécifiquement l’allumage du feu?

La tradition rabbinique, notamment à travers le Talmud (traités Shabbat 70a et Sanhédrin 35b), propose deux interprétations juridiques qui fondent la discipline de la maîtrise :

InterprétationNom HébreuSignification Théologique
1) Le FractionnementLekhalek (לְחַלֵּק – pour diviser)En isolant le feu, la Torah enseigne que chaque catégorie de travail interdite le Shabbat constitue une infraction distincte. Cela exige une vigilance méticuleuse pour chaque acte individuel.
2) L’interdiction simpleLe-lav (לְלָאו – pour une interdiction)Le feu est mentionné séparément pour signifier qu’il s’agit d’une interdiction de statut particulier, visant à souligner que même un acte ne produisant pas de « matière nouvelle » est une rupture du repos.

Au-delà de ces deux aspects juridiques, l’interdiction du feu souligne que cette énergie est techniquement à la base du déploiement civilisationnel. Le feu permet la transformation de la matière brute en objets utilisables (conservation de la nourriture, fabrication de métaux…). En s’abstenant d’allumer un feu, l’homme renonce volontairement à sa maîtrise sur la nature. Il cesse d’être un « artisan du faire » pour redevenir un « être », reconnaissant qu’il n’est pas le maître absolu de l’univers.

La dimension intérieure : Maîtriser le feu de la colère

e Shabbat est défini comme une discipline de la maîtrise des forces que l’homme libère en lui-même. Le « feu » ne se limite pas à la combustion physique ; il est la métaphore biblique et rabbinique par excellence de la colère et des passions destructrices. La parachat Vayakhel (וַיַּקְהֵל – et il assembla) enseigne que le véritable repos ne peut être atteint que si l’on éteint également le « feu intérieur ».
L’analyse rabbinique établit un lien direct entre la colère et l’idolâtrie (Avoda Zara, עֲבוֹדָה זָרָה – service étranger). Celui qui se laisse consumer par la colère refuse en réalité la Providence divine (Hachgaha, הַשְגָּחָה – surveillance/providence), car il rejette la réalité telle qu’elle se présente à lui. Le Shabbat exige une Menou’hat ha-Nefech (מְנוּחַת הַנֶּפֶשׁ – repos de l’âme), une maîtrise de soi où l’individu apprend à relativiser ses propres désirs pour s’accorder à la volonté divine.

Le Dimanche de Laetare : De la cécité à l’illumination

Le 15 mars 2026, la liturgie catholique entre dans la quatrième semaine du Carême, marquée par le thème de la joie et de la lumière. Cette célébration fait écho à la discipline de la maîtrise juive en déplaçant le regard de l’apparence extérieure vers la vérité intérieure.


Le regard de Dieu et le discernement des cœurs

La première lecture (1 Samuel 16) relate l’onction de David par le prophète Samuel. Cet épisode illustre une discipline fondamentale du regard : l’apprentissage de la vision divine par opposition à la vision humaine. Samuel est rappelé à l’ordre par Dieu : « Les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur ». Cette maîtrise du regard est une forme de renoncement aux préjugés et aux impressions sensibles immédiates. Dans le contexte du Carême, elle invite le fidèle à une introspection profonde pour débusquer les « ténèbres » de ses propres certitudes.


L’aveugle de naissance et la maîtrise de la vérité


L’Évangile de Jean (Jn 9), lu lors de ce dimanche, met en scène la guérison d’un homme né aveugle. Ce récit constitue une étude de cas sur la maîtrise de la foi face aux pressions extérieures. Alors que les Pharisiens utilisent la loi du Sabbat comme une arme pour « empêcher » le miracle, l’aveugle guéri fait preuve d’une maîtrise remarquable de son propre témoignage.
La discipline de ce dimanche réside dans le passage des ténèbres à la lumière. Pour Saint Paul, cela se traduit par une conduite digne des « enfants de lumière », produisant des fruits de bonté, de justice et de vérité.

Le Carême Protestant 2026 : L’audace du geste libérateur

Le Carême protestant, notamment sous l’impulsion de la pasteure Nathalie Chaumet, propose en 2026 un parcours intitulé « L’audace de vivre : des gestes pour espérer » ( https://www.reforme.net/croire/fetes-religieuses/careme-protestant-2026-laudace-de-vivre-des-gestes-pour-esperer/ ). Le 15 mars, la méditation porte sur le geste de la femme souffrant d’hémorragies (Luc 8, 43-48), thématique qui complète la notion de maîtrise par celle de l’audace de la foi.

S’accrocher à la vie : Une discipline de la résistance

Dans le récit de Luc, la femme malade est une figure d’exclusion. Son geste — s’approcher par derrière et toucher la frange du vêtement de Jésus — est une transgression délibérée. Ici, la maîtrise de soi ne s’exprime pas par l’abstention, mais par une action courageuse qui refuse la fatalité.
Cette approche protestante souligne que la vie spirituelle est un « combat pour la clarté intérieure ». La maîtrise consiste à « ne pas tout croire », à ne pas se laisser enfermer par les diagnostics de mort.

La liberté spirituelle contre l’automatisme religieux

Le pasteur Marc Pernot rappelle que le Carême ne doit pas être vécu comme une contrainte imposée, mais comme un exercice de liberté. La maîtrise de soi est alors la capacité de s’affranchir des injonctions religieuses automatiques pour retrouver un sens personnel à la foi.

L’apport de la Kabbale : Alchimie du Temps et Extinction des Passions

L’approche kabbalistique (Kabbale, קַבָּלָה – réception) offre une lecture poétique et métaphysique qui unifie les trois traditions. Elle ne voit pas dans les interdits du Shabbat une simple règle, mais une pratique technique mystique pour que l’’âme permette de transformer le feu dévorant des passion, en lumière de vérité.

Une présence mystique à révéler dans Exode 35,3 : Shalom et Emet


Une analyse mystique des lettres qui compose le verset en Exode 35,3 permet de dégager une structure spirituelle d’une grande beauté..

Le verset hébreu se lit :« לֹא תְבַעֲרוּ אֵשׁ בְּכֹל מֹשְׁבֹתֵיכֶם בְּיוֹם הַשַּׁבָּת »
(Vous n’allumerez pas de feu dans toutes vos demeures le jour du Shabbat)

  • L’extinction du feu pour la Paix : Les lettres finales des mots « centraux » du verset (ו-שׁ-ל-ם) composent le mot Shalom (שָׁלוֹם – paix/complétude). En faisant taire le « feu » des passions qui nourrissent nos paradoxes et souvent les discordes, on accède à cette Paix qui est le fondement du monde.
  • La Paix source de Vérité : Les lettres finales des mots commençant et finissant le verset (א-ם-ת) forment Emet (אֱמֶת – vérité). Contrairement à une vision rigide que rien n’est produit lors du Shabbat, la mystique suggère ici que le Shabbat permet d’établir une Paix si profonde qu’elle devient la matrice de Vérité.
  • L’Alchimie du Feu : De manière poétique, les premières lettres de Emet (א) et de Shalom (ש) forment, elles même, le mot Esh (אֵשׁ – feu). Cette analogie suggère que le feu des passions humaines est une énergie brute qui, une fois maîtrisée/éteintes et « transmutées » durant le Shabbat, se décompose en ses deux composantes divines : la Paix et la Vérité. Éteindre le feu des passions matérielles, c’est donc libérer l’accès à la vérité par la porte de la paix.


Transposition aux temps chrétiens : Le feu transfiguré


Pour la tradition catholique : L’illumination de l’aveugle-né est la manifestation de cette Emet (Vérité) qui ne peut surgir que du Shalom (Paix) apporté par le Christ. La guérison est un miracle de la paix qui ouvre les yeux sur la réalité divine.
Pour la tradition protestante : L’audace de la femme hémorragique est un « feu saint » qui remplace le feu de la souffrance. En touchant le vêtement, elle accède à la vérité de sa guérison par la paix de sa foi.

Le feu et le Lo Tichbeh


Dans la pensée H’assidique, l’interdiction du feu est liée au verset : « un feu perpétuel brûlera sur l’autel, il ne s’éteindra pas (Lo Tichbeh, לֹא תִכְבֶּה – elle ne s’éteindra pas) ». Le Maggid de Mezeritch interprète cela comme : « le feu éteindra le non (Lo) », c’est-à-dire la négativité. Éteindre le feu matériel le Shabbat permet d’allumer le feu spirituel qui consume les doutes et les cécités intérieures.


Synthèse Interdisciplinaire : La Maîtrise comme Clé du Temps Sacré :

  • Maîtrise de l’action : Le Shabbat juif impose une limite à l’agir (le faire) humain. En éteignant le Esh (feu) des passions, l’homme laisse place au Shalom (paix) et à son action de transformation.
  • Maîtrise de la perception : Le dimanche de Laetare (Réjouissez-vous) montre que la Emet (vérité) jaillit par le cœur. C’est ainsi que l’on passe de la vision des apparences à l’illumination de l’âme.
  • Maîtrise de la réaction : La discipline du Carême et du Shabbat vise à éteindre le feu de l’ego pour devenir « enfants de lumière ».

Quelques implications Pratiques pour le Croyant (judéo-chrétien) en Mars 2026

  • Discipline du repos : Le corps est assujetti pour être transfiguré en serviteur de l’Esprit.
  • Maîtriser le temps pour sauver l’être : L’extinction momentanée du feu des passions permet l’accès à la paix, source fertile de toute vérité.


En conclusion, le week-end du 14-15 mars 2026 invite, une nouvelle fois à la convergence des disciplines. Le « silence » du feu (où le Feu s’efface devant la Paix et la Vérité), la lumière dans les yeux catholiques et l’audace protestante dessinent un même chemin : celui d’une pour le shabbat Humanité qui, par la maîtrise de ses forces intérieures, apprend enfin à regarder le cœur divin et à se tenir dans la lumière du Seigneur.

Pratiques méditatives de l’hébreu sacré

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Participez à 3 journées de pratiques méditatives (initiation et approfondissement) autour de l’Hébreu biblique, des 22 lettres & du portique des voyelles.

L’hébreu n’est pas seulement une langue ; c’est une architecture vibratoire qui fonde notre héritage spirituel commun. Ce stage se veut un pont vivant entre les traditions. Au-delà de l’étude, nous explorerons comment la kabbale traditionnelle, le chant des voyelles et la poésie de l’hébreu biblique, nourrissent une mystique qui enrichit chacun en ses singularités, permettant un véritable dialogue judéo-chrétien au travers du souffle et de l’expérience intérieure concrète.

Pré-inscription et informations :

Par tel : 06 48 55 54 79

Ou par courriel : bruno.fou32@gmail.com

A quoi s’attendre :

Il s’agit d’expérimenter l’harmonie, la paix et la cohérence par le plus grand que soi… Et de découvrir comment l’hébreu biblique fait surgir ces merveilles à la source de nos singularités. Cette expérience est accessible à toute personne ayant un intérêt pour la culture judéo-chrétienne. Aucune connaissance particulière de l’hébreu n’est nécessaire, mais cela peut-être un plus. ceux qui sont avancés dans les pratiques, recevront un enseignement adapté individuellement pour divers approfondissements.

Nous avons la chance de pouvoir vivre ce WE d’approfondissement et d’initiation, dans trois maisons qui entourent la chapelle de Notre-Dame-de-Pépiole, un lieu de nature magnifique dont les origines remontent au VIe siècle. La chapelle, d’époque mérovingienne, est l’un des plus vieux monuments paléochrétiens de France.

Pour en savoir plus sur la pratique proposée :
https://lun-deux.fr/apprentissage-meditatif-de-lhebreu-biblique/

Pour découvrir la Chapelle où nous pratiquerons des exercices (cliquez sur l’image !) :

Éléments pratiques :

Le prix pour les enseignement est de 250 euros/pers pour le WE.

Un hébergement est proposé dans trois maisons jouxtant la chapelle de la communauté de Notre-Dame de Pépiole. La participation aux frais d’organisation, plus l’hébergement, l’accès au parc, à la chapelle, et la salle de travail pour les trois journée sera de 120 euros/pers.

A l’inscription le montant à verser par virement sera de 50% de la somme totale, soit : 185 euros. Cette somme restera acquise en cas de désistement. Le solde sera à régler à l’arrivée au stage. Vous recevrez un IBAN suite à votre prise de contact. N’oubliez pas de signifier dans l’ordre de virement « Réservation Initiation à l’Hébreu Sacré méditatif » ou « Réserv. IHSM ».

Chaque participant s’engage à venir à ce stage sous la couverture de sa propre responsabilité civile.

Un échange téléphonique individuel, à l’inscription permettra de parfaire l’organisation, mais aussi de faire le point avec chacun pour que ce WE soit le plus en phase possible avec les singularités et attentes.

Vous êtes donc invité à envoyer un courriel pour signifier votre inscription :
bruno.fou32@gmail.com
ou directement par téléphone : 06 48 55 54 79

Nous préparerons nos repas collectivement avec ce que chacun aura apportés. Une cuisine parfaitement aménagée et dotée sera à notre disposition. Nous pourvoirons collectivement au dîner du vendredi soir, du petit déjeuner, déjeuner et dîner du samedi et du petit déjeuner et déjeuner + collation du dimanche. Soit 2 petits déjeuners, 2 déjeuners, 2 dîner. Les petits déjeuners seront largement pourvu par les organisateurs.

Selon la répartition dans les chambres, chacun devra se pourvoir, de ses linges de toilettes et draps.

Le groupe sera de 10 personnes maximum.

Au programme :

Découverte et approfondissement :

Nous fonctionnerons en divers temps, parfois collectifs, parfois séparés et en individuel. Ceci permettre à chacun d’évoluer en singularité de ses connaissances et cheminements. Nous serons deux encadrants pour permettre cela.

Nous pratiquerons le chant des 5 principales voyelles de l’hébreu, dans la plus pure tradition antique en rapport avec les 5 degrés de l’âme de la mystique hébraïque.

Nous ferons l’expérience de la visualisation du bouclier de David et de la posture prophétique (en l’occurrence liée au Shema Israël), à la prophétesse Ana (חַנָּה) et au prophète Élie (אֵלִיָּהו). Nous approfondirons (pour ceux déjà pratiquant) le récitatif et le chant des Noms divins en 72 et en 42 lettres en rapport avec diverses versets bibliques et ce qui fait singularité pour chacun.

Nous pratiquerons la puissance de la méditation des dix profondeurs(initiation pour les uns et approfondissement pour les autres). Une pratique contemplative, liée à l’Arbre Séphirotique de la tradition mystique juive. Mais aussi liée à certaines évocations des évangiles comme dans Éphésiens 3; 18-19.

Ces techniques de « gestualisation de l’hébreu biblique » sourcées aux techniques mystiques juives, s’apparentent à l’anthropologie du geste (Marcel Jousse-Pére Jésuite), de même à l’Hésychasme des chrétiens orthodoxes. Elles permettent un apprentissage méditatif puissant de l’hébreu biblique.

Mars, l’unicité dans la singularité

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Juifs et chrétiens, deux temps de vies spirituelles, un même désir.

Convergences Métaphysiques et Liturgiques : La Paracha Ki Tissa et le Carême chrétien, mis en dialogue par la Kabbale.


Le calendrier liturgique de l’année 2026 (Adar 5786) offre une analogie spirituelle remarquable entre les traditions juives et chrétiennes, révélant une symétrie profonde dans le traitement de la faute, du pardon et de la restauration de la présence divine. Le Chabbat du 7 mars 2026, qui ouvre la semaine, correspond à la lecture de la Paracha Ki Tissa (כִּי תִשָּׂא) (Exode 30,11 – 34,35), centrée sur l’épisode du Veau d’Or (עֵגֶל הַזָּהָב), tandis que les liturgies chrétiennes engagée dans le temps du Carême, propose des textes prophétiques et évangéliques qui font écho aux mêmes dynamiques de rupture et de réconciliation. De plus les Treize Attributs de Miséricorde, révélés à Moïse après l’apostasie du désert (suite de l’adoration du Veau d’Or), trouvent un prolongement dans les lectures du prophète Michée (première lecture de la messe catholique du 7 mars) et dans le parcours pénitentiel chrétien, le tout s’éclaire merveilleusement par les concepts de la Kabbale lurianique tels que la Shevirat HaKelim (שְׁבִירַת הַכֵּלִים) (le brisement des vases) et le Tikkun (תִּקּוּן) (la réparation).


Le Recensement et la Constitution de l’Identité Spirituelle


La Paracha Ki Tissa s’ouvre sur le commandement du recensement des enfants d’Israël par le don d’un demi-sicle d’argent. Bien que le titre Ki Tissa (כִּי תִשָּׂא) se traduise couramment par « Quand tu prendras » (la somme du recensement) ou « Quand tu feras le compte », l’étymologie hébraïque du verbe suggère également l’idée d’une élévation, souvent interprétée par les Sages comme « Quand tu élèveras la tête » (ou la personne), soulignant que l’acte de compter doit élever l’individu plutôt que le réduire à un chiffre. Le don du demi-sicle souligne l’égalité fondamentale de chaque âme devant le divin et sert de protection contre le fléau, préfigurant le besoin universel d’expiation.

Concept de RecensementSignification LittéraleDimension Métaphysique
Ki Tissa (כִּי תִשָּׂא)Quand tu prendras / élèverasÉlévation de la conscience par la contribution
Machatsit HaShekel (מַחֲצִית הַשֶּׁקֶל)Demi-SicleNécessité de l’autre pour former une unité
Kopher Nafsho (כֹּפֶר נַפְשׁוֹ)Rachat de l’âmeL’acte de donner comme mécanisme de protection

L’analyse kabbalistique voit dans le demi-sicle la reconnaissance que l’homme est une entité incomplète sans sa connexion à la source divine. Le mot Machatsit (מַחֲצִית) (demi) contient la lettre Tsadik (צ) en son centre, entourée de Het (ח) et Yod (י) (formant Hai (חי), la vie) à l’intérieur, et de Mem (מ) et Tav (ת) (formant Met (מת), la mort) à l’extérieur. Cette structure suggère que le don transforme la mort potentielle en vie, principe qui résonne avec l’esprit du Carême chrétien cherchant à restaurer la vie de l’esprit par le partage, la prière et le jeune.

L’Idolâtrie : Entre « Fabrique d’Idoles » et Brisement des Vases.

L’épisode du Veau d’Or (עֵגֶL הַזָּהָב) est un point de rupture majeur de l’Alliance. La théologie protestante, notamment sous l’influence de Jean Calvin, y voit l’illustration parfaite du cœur humain comme une « fabrique d’idoles » : une tendance permanente à vouloir rendre Dieu visible et contrôlable. Le Veau d’Or n’est pas tant un rejet de Dieu qu’une tentative de le domestiquer et le renfermer dans la matière.
L’épisode central est la fabrication du Veau d’Or (עֵגֶל הַזָּהָב), commise alors que Moïse recevait les Tables de la Loi. Le peuple, craignant l’absence du médiateur, se façonne une idole matérielle. L’utilisation de l’or, métal associé à la Séfira (סְפִירָה) Guevoura (גְּבוּרָה) (Rigueur/Jugement), représente la volonté humaine de capturer la présence divine dans une forme fixe.
La tradition rapporte que le Erev Rav (עֵרֶב רַב) (la multitude mêlée) a incité cette dérive, réorientant l’énergie sacrée vers une forme stérile. Cet acte provoqua le brisement des premières tables, interprété comme une réitération historique de la Shevirat HaKelim (שְׁבִירַת הַכֵּלִים) primordiale lors de la création du monde et la dissimulation du divin dans la matière. Mécanisme vécue et revécue, dans les exils et les esclavages.

Le Parallèle Kabbalistique de la Shevirat HaKelim.

La Kabbale lurianique enseigne que les « vases » originels ne purent contenir l’intensité de la lumière et volèrent en éclats. De ces débris naquirent les étincelles emprisonnées dans les écorces du mal, les Kelipot (קְלִפּוֹת). Le brisement des premières tables reflète cette impossibilité pour un peuple souillé de recevoir la lumière pure, rendant nécessaire un processus de réparation par l’effort humain.

ÉvénementCause MétaphysiqueRésultat
Shevirat HaKelim (שְׁבִירַת הַכֵּלִים)Intensité de la lumièreCréation du monde matériel et du libre arbitre
Veau d’Or (עֵגֶL הַזָּהָב)Matérialisation/Limitation du divin en un objet de mortRupture de l’alliance et retour de la mort
Brisement des TablesImpureté incompatibleNécessité d’une loi médiatisée par l’effort

Les Treize Attributs de Miséricorde : Les Canaux de la Grâce.

Suite à la faute, Dieu proclame les Treize Attributs de Miséricorde (Exode 34, 6-7). La perspective protestante y lit la promesse à réaliser par le messie de la Sola Gratia (la grâce seule) : Dieu pardonne non par obligation légale, mais parce qu’Il est souverainement miséricordieux envers un peuple « à la nuque dure ». Selon le Zohar, les Treize Attributs de Miséricorde sont liés à l’arrangement mystique de la « Barbe » de Zeir Anpin (זְעֵיר אַנְפִּין) (la Petite Face), tempérant la justice par la bonté. Les représentations poétiques, parfois anthropomorphique de Dieu (ce qui est un paradoxe au sens de la théologie juive) et de ses actions, dévoilent une typologie subtile de concepts que l’on se doit de visiter pour constater leurs influences souterraines dans la théologie chrétienne et de ce fait d’une proposition d’ensemencement commune de nos représentations du divin.

Comparaison des Versions des attributs de Dieu en Exode et dans Michée éclairées par la kabbale.

La Kabbale et la mystique juive en générale, fait une distinction entre les attributs révélés à Moïse (Paracha du vendredi 6 mars) de ceux de Mi 7, 14-15 à 18-20 (Liturgie catholique du 7-8 mars 2026). L’un et l’autre sont considérés comme des reflets du Divin, mais l’un est une étape de l’autre. Ces attributs relèvent du même projet divin visant à l’accomplissement de la mission humaine, mais le premier ensemble relève des lois et le second des grâces. Le premier rendant possible le second. Les premières, les Treize Attributs de Miséricorde (Exode 34, 6-7), dans la terminologie « anthropomorphique » de la mystique juive et kabbalistique correspondent au Zeir Anpin (זְעֵיר אַנְפִּין) (le « Petit Visage »), où la miséricorde tempère le jugement, tandis que les secondes (Mi 7, 14-15 à 18-20) émanent de l’Arich Anpin (אַרִיךְ אַנְפִּין) (le « Grand Visage »), c’est une source de bonté absolue et infinie. Ces deux notions que nous ne développerons pas complètement ici, correspondent à des pratiques méditatives précises qui déploient avec une grande justesse des éléments qui sont aussi pensées dans la théologie chrétienne. Car le Zeir Anpin (זְעֵיר אַנְפִּין) (le « Petit Visage ») correspond formellement au concept de la coexistence en Dieu de la miséricorde et de la justice évoquée par Thomas d’Aquin. De même le concept de l’Arich Anpin (אַרִיךְ אַנְפִּין) (le « Grand Visage ») se retrouve dans celui de la théologie chrétienne dite de Longanimité de Dieu, dont l’étymologie du nom est en lien avec le nom hébreu.

La Hiérarchie de la Miséricorde et le Tomer Déborah.

La Kabbale distingue donc deux niveaux de miséricorde divine comme la théologie chrétienne. Les attributs d’Exode 34 (Paracha) sont donc liés au Zeir Anpin (זְעֵיר אַנְפִּין – Petit Visage), Dieu agissant avec justice. Ceux de Michée 7 (Liturgie de Carême) sont liés à l’ Arich Anpin (אַרִיךְ אַנְפִּין – Long Visage), la miséricorde pure de la Séfira Keter.

Le Tomer Déborah (תֹּמֶר דְּבוֹרָה – Le Palmier de Déborah), chef-d’œuvre de Rabbi Moché Cordovéro rédigé au XVIe siècle à Safed, constitue le manuel d’éthique et de techniques mystiques de référence pour l’imitation du divin (Imitatio Dei, bien connu des chrétiens). Dans son premier chapitre, cet ouvrage décompose précisément les versets de Michée 7, 18-20 pour en extraire treize mesures de tendresse correspondant à la Séfira suprême, Keter. Autre exemple, la phrase « Tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés! » (Mi 7, 19) est interprétée comme symbolisant la dissolution du mal dans la Séfira Bina (בִּינָה), la « Mère Cosmique » ou l’océan de l’entendement… Le Ramak y enseigne que l’homme ne doit pas seulement contempler la miséricorde, mais l’incarner activement dans ses relations humaines pour devenir un réceptacle de la Lumière. Cette œuvre majeure établit ainsi le fondement théologique qui permet de relier la supplique de Moïse dans l’Exode à la proclamation de la victoire absolue de la Grâce chez Michée, en posant les bases d’une série de pratiques mystiques ouvrant à des méditations.

Voici un tableau qui résume cette matière mise en parallèle avec l’arbre Séphirotique :

1YHWH (יהוה – Avant la faute)Qui est un Dieu comme Toi (מִי־אֵ֣ל כָּמ֗וֹךָ)Keter (כֶּתֶר) – Le Roi qui tolère l’insulte.
2YHWH (יהוה – Après la faute)Qui pardonnes l’iniquité (נֹשֵׂ֤א עָוֹן֙)Hokhma (חָכְמָה) – Effacer la tache spirituelle.
3El (אֵל – Tout-Puissant)Qui passes sur le péché (וְעֹבֵ֣ר עַל־פֶּ֔שַׁع)Bina (בִּינָה) – Laver la racine de la révolte.
4Rakhum (רַחוּם – Clément)Au reste de son héritage (לִשְׁאֵרִ֖ית נַחֲלָת֑וֹ)Hesed (חֶסֶד) – L’amour viscéral (matrice).
5Ve-Khanun (וְחַנּוּן – Gracieux)Il ne garde pas sa colère (לֹא־הֶחֱזִ֤יק לָעַד֙ אַפּ֔וֹ)Guevoura (גְּבוּרָה) – Retenir le jugement strict.
6Erekh Apayim (אֶרֶךְ אַפַּיִם – Patient)Car il prend plaisir à la grâce (כִּֽי־חָפֵ֥ץ חֶ֖סֶד הֽוּא)Tiferet (תִּפְאֶרֶת) – Désir inconditionnel de donner.
7Rav Hesed (וְרַב־חֶסֶD – Bonté)Il aura encore pitié de nous (יָשׁ֣וּב יְרַחֲמֵ֔נוּ)Netzah (נֶצַח) – Victoire éternelle de la pitié.
8Ve-Emet (וֶאֱמֶת – Vérité)Il foulera nos iniquités (יִכְבֹּ֖שׁ עֲוֹנֹתֵ֑ינוּ)Hod (הוֹד) – Maîtriser les forces accusatrices.
9Notzer Hesed (נֹצֵר חֶסֶד – Préserve)Jetteras les péchés à la mer (וְתַשְׁלִ֛יךְ בִּמְצֻl֥וֹת יָ֖ם)Yesod (יְסוֹד) – Dissolution dans la « Mère » Bina.
10Noseh Avon (נֹשֵׂא עָוֹן – Supporte)Tu seras fidèle à Jacob (תִּתֵּ֤ן אֱמֶת֙ lְיַעֲקֹ֔ב)Malkhout (מַלְכוּת) – Réalité de la vérité accomplie.
11Va-fesha (וָפֶשַׁע – Transgression)Tu montreras ta bonté à Abraham (חֶ֖סֶד lְאַבְרָהָ֑ם)Racine du Hesed – Amour ancestral élevé.
12Ve-khata-ah (וְחַטָּאָה – Faute)Comme tu l’as juré (אֲשֶׁר־נִשְׁבַּ֥עְתָּ)Alliance – La force du serment divin.
13Ve-nakeh (וְנַקֵּה – Purifie)Depuis les jours d’autrefois (מִימֵ֥י קֶֽדֶם)Atik Yomin – Source pré-temporelle.

Quelques pistes pour de prochaines recherches : Massa, Mériba et le Rocher.

Le 8 mars 2026 (3ème dimanche de Carême), la lecture liturgique catholique relate l’épreuve de Massa (מַסָּה) (Épreuve) et Mériba (מְרִיבָה) (Querelle) (Exode 17, 3-7). Moïse frappe le rocher, Tsour (צוּר), pour en faire sortir de l’eau. « Kabbalistiquement », cela symbolise l’adoucissement de la rigueur par la libération des « eaux » de la sagesse, Hokhma (חָכְמָה). Dans l’Évangile (Jean 4), Jésus offre à la Samaritaine une « eau vive », forme de Tikkun (תִּקּוּן) où l’adoration devient intérieure. Le rayonnement du visage de Moïse, Karan Or (קָרַן עוֹר), après les secondes tables, prouve que la chair peut être transfigurée par la sainteté. Autre points de convergences majeurs celle du médiateur. Dans Ki Tissa, Moïse s’offre en sacrifice : « sinon, efface-moi de Ton livre ». La théologie chrétienne (catholique et protestante) y voit une préfiguration du Messie, médiateur parfait qui restaure l’Alliance. Le rocher frappé à Massa (מַסָּה) et Mériba (מְרִיבָה) (Exode 17, lecture du 8 mars 2026) devient, dans cette optique, le Messie lui-même, source d’eau vive purifiant les étincelles égarées, que seule Myriam/Marie recevant toutes les grâce peut mettre au monde (voir : Miriam/Marie promesse du Mashia’h/Messie ).

Je vous propose, en cet esprit de la Paracha Ki Tissa et de ce temps de carême, trente-Deux chemins de méditations pouvant être sources de sagesses communes :

  1. Le cycle de Ki Tissa (כִּי תִשָּׂא) s’ouvre sur un recensement dont le nom évoque littéralement le fait de « prendre » la somme, mais suggère symboliquement une « élévation » de l’âme. Le Carême catholique est un temps d’élévation similaire par la pratique de l’aumône.
  2. L’apostasie du Veau d’Or (עֵגֶל הַזָּהָב) révèle la fragilité humaine face au silence divin.
  3. L’idolâtrie est la projection d’une représentation matérielle sur l’infini de Dieu.
  4. Le brisement des tables sanctionne l’incompatibilité de l’impureté avec la lumière, mais la supériorité de l’amour inconditionnel.
  5. Ce brisement reflète la Shevirat HaKelim (שְׁבִירַת הַכֵּלִים) le paradoxe de la Création, le grand cataclysme amoureux.
  6. Moïse intercède en tant que médiateur d’une miséricorde qui transcende la faute.
  7. La révélation des Treize Attributs invite au le triomphe de la grâce par la loi.
  8. Ils sont les canaux (les 13 attributs) de la « Barbe » de Zeir Anpin (זְעֵיר אַנְפִּין) dans le monde.
  9. Michée 7 invoque ces attributs au niveau suprême de Arich Anpin (אַרִיךְ אַנְפִּין).
  10. Jeter les péchés en mer symbolise la dissolution de l’égo dans la source de Bina (בִּינָה).
  11. Le Carême invite à une plongée purificatrice dans les eaux du repentir.
  12. Le fils prodigue montre que le retour déclenche une fête dans le monde céleste.
  13. Le veau gras de la réconciliation répare symboliquement l’offense du veau d’or (עֵגֶל הַזָּהָב).
  14. Le beau vêtement offert restaure la dignité et le rayonnement originel de l’homme.
  15. La soif à Massa (מַסָּה) et Mériba (מְרִיבָה) trahit l’attachement aveugle aux besoins charnels.
  16. Frapper le rocher, Tsour (צוּר), adoucit la rigueur pour en faire jaillir la vie.
  17. Le Messie est le rocher spirituel qui accompagne le croyant dans son désert.
  18. La Samaritaine représente la conversion de l’âme qui dépasse les soifs éphémères.
  19. L’eau vive promise coule directement des profondeurs de la Sagesse divine.
  20. Adorer en esprit et en vérité signifie briser les idoles formelles de la religion.
  21. Le rayonnement du visage, Karan Or (קָרַן עוֹר), manifeste la présence intérieure.
  22. Le voile de Moïse protège ceux dont les yeux sont encore tournés vers l’ombre.
  23. Le Carême est le temps privilégié pour lever les voiles qui obscurcissent le cœur.
  24. Les secondes tables marquent la victoire du Tikkun (תִּקּוּן) sur le chaos.
  25. Le mois d’Adar est celui où la tristesse se change en joie par la force du pardon.
  26. La joie du pardon est le véritable moteur de la progression vers la Pâque.
  27. Les étincelles perdues du brisement sont recueillies par chaque acte de bonté.
  28. La Miséricorde est ancrée dans le nom sacré YHWH (יהוה), l’Essence même du Don.
  29. L’équilibre entre Hessed (חֶסֶד) et Guevoura (גְּבוּרָה) maintient l’harmonie du monde.
  30. La fin de la paracha voit Moïse transfiguré, annonçant la lumière de la résurrection.
  31. La Miséricorde demeure le fondement ultime de la réparation intégrale, le Tikkun Olam (תִּקּוּן עוֹלָם).

Une Synergie de Restauration


La convergence de Ki Tissa (כִּי תִשָּׂא) et du Carême chrétien souligne que le pardon n’est pas un simple effacement, mais une réunification mystique. Le mot Ahava (אַהֲבָה) (Amour) et Ehad (אֶחָד) (Un) ont tous deux la valeur 13, s’unissant dans le Nom divin (26) pour restaurer l’Unité. En 2026, cette synergie invite chaque fidèle, juifs et chrétiens à transformer sa soif en source vive et son cœur de pierre en un visage rayonnant.

+++ INFORMATION STAGE : « Pratiques méditatives de l’hébreu sacré » du vendredi 15 mai (fin d’après-midi) au dimanche 17 mai (fin de journée) à NOTRE-DAME-DE-PÉPIOLE 1106, Chemin de Pépiole, 83140 Six Fours les plages

+++ Pré-inscription et informations par tel : 06 48 55 54 79

+++ Ou par courriel : bruno.fou32@gmail.com

Stage Niveau débutant

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Initiation à l’hébreu sacré méditatif

Participez à 3 journées de pratiques méditatives autour des 22 lettres & du portique des voyelles.

Pré-inscription et informations :

Par tel : 06 48 55 54 79

Ou par courriel : bruno.fou32@gmail.com

A quoi s’attendre :

Il s’agit d’expérimenter l’harmonie, la paix et la cohérence du plus grand que soi… Et de découvrir comment l’hébreu biblique fait surgir ces merveilles à la source de nos singularités. Cette expérience est accessible à toute personne ayant un intérêt pour la culture judéo-chrétienne. Aucune connaissance particulière de l’hébreu n’est nécessaire, mais cela peut-être un plus.

Nous avons la chance de pouvoir vivre ce WE d’initiation, dans trois maisons qui entourent la chapelle de Notre-Dame-de-Pépiole, un lieu de nature magnifique dont les origines remontent au VIe siècle. La chapelle, d’époque mérovingienne, est l’un des plus vieux monuments paléochrétiens de France.

Pour en savoir plus sur la pratique proposée :
https://lun-deux.fr/apprentissage-meditatif-de-lhebreu-biblique/

Pour découvrir la Chapelle où nous pratiquerons des exercices (cliquez sur l’image !) :

Éléments pratiques :

Le prix pour les enseignement est de 250 euros/pers pour le WE.

Un hébergement est proposé dans trois maisons jouxtant la chapelle de la communauté de Notre-Dame de Pépiole. La participation aux frais d’organisation, plus l’hébergement, l’accès au parc, à la chapelle, et la salle de travail pour les deux jours sera de 120 euros/pers.

A l’inscription le montant à verser par virement sera de 50% de la somme totale, soit : 185 euros. Cette somme restera acquise en cas de désistement. Le solde sera à régler à l’arrivée au stage. Vous recevrez un IBAN suite à votre prise de contact. N’oubliez pas de signifier dans l’ordre de virement « Réservation Initiation à l’Hébreu Sacré méditatif » ou « Réserv. IHSM »

Un échange téléphonique individuel, à l’inscription permettra de parfaire l’organisation, mais aussi de faire le point avec chacun pour que ce WE soit le plus en phase possible avec les singularités et attentes.

Vous êtes donc invité à envoyer un courriel pour signifier votre inscription :
bruno.fou32@gmail.com
ou directement par téléphone : 06 48 55 54 79

Nous préparerons nos repas collectivement avec ce que chacun aura apportés. Une cuisine parfaitement aménagée et dotée sera à notre disposition. Nous pourvoirons collectivement au dîner du vendredi soir, du petit déjeuner, déjeuner et dîner du samedi et du petit déjeuner et déjeuner + collation du dimanche. Soit 2 petits déjeuners, 2 déjeuners, 2 dîner. Les petits déjeuners seront largement pourvu par les organisateurs.

Selon la répartition dans les chambres, chacun devra se pourvoir, de ses linges de toilettes et draps.

Le groupe sera de 10 personnes maximum.

Au programme :

Nous pratiquerons le chant des 5 principales voyelles de l’hébreu, dans la plus pure tradition antique en rapport avec les 5 degrés de l’âme de la mystique hébraïque.

Nous ferons l’expérience de la visualisation du bouclier de David et de la posture prophétique (liée au Shema Israël et au prophète Élie).

Vous découvrirez aussi la puissance de la méditation des dix profondeurs. Une pratique contemplative, liée à l’Arbre Séphirotique de la tradition mystique juive. Mais aussi liée à certaines évocations des évangiles comme dans Éphésiens 3:18-19.

Ces techniques de « gestualisation de l’hébreu biblique » sourcées aux techniques mystiques juives, s’apparentent aussi à l’anthropologie du geste (Marcel Jousse-Pére Jésuite), de même à l’Hésychasme des chrétiens orthodoxes. Elles permettent un apprentissage méditatif puissant de l’hébreu biblique.

Sortie du livre : « L’Union des souffles »

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« L’Union des souffles », le dernier livre de Bruno Jacopé-Fouchereau

Une parution aux Éditions Unicité, Collection Poètes francophones planétaires, sous la direction de Pablo Poblète.

Couv et 4e
Disponible dès le 12 octobre

Le livre peut-être commandé chez l’auteur (18 euros) qui vous dédicacera son livre. (sup. courrier suivi : 6,90€). Les livres peuvent être retirés chez l’auteur paiement sur place sur RdV : 06 48 55 54 79 .

VOICI UN LIEN POUR COMMANDER : https://www.paypal.com/ncp/payment/FY6BP8RMX4HRC

« L’UNION DES SOUFFLES » ou Le mystère hébraïque des Ailes de Mélusine…

Au centre du livre L’Union des Souffles vibre le mystère des ailes de la Fée Mélusine. Ce mystère se révèle à la lumière de son hébraïsation, racines de la chrétienté. Beaucoup de l’espoir surréaliste puisait là…

Pour découvrir ces merveilles promises, terre de tous les espoirs, Bruno Jacopé-Fouchereau nous entraine de Barcelone à Clisson en Bretagne, aux terres angevines berceau de Lancelot, puis de Jérusalem à Prague…

En ces Hauts-Lieux il « déposa » ses poèmes pour mieux entendre la source de toutes vies et interroger son Nom. L’Union des Souffles, avant d’être un recueil de poésies et de proses mystiques, est un témoignage concret d’une certaine pratique de l’Imaginal judéo-chrétien.

L’élan civilisateur d’Occident se morfond, ce type de pratiques peut être une fontaine de jouvence. Par cela nos racines se revitalisent, c’est notre seule chance d’échapper à la confusion, cause de toutes les violences… Mais tout doit se faire en rythmes et rendez-vous, en métaphorisations et créativités… En cela, la pierre de Jacob nous offre sa mémoire pour tisser de nouveaux cieux. La joie, l’authentique liberté, la sortie de l’esclavage, tout y est offert ! Ce recueil en est un manifeste. Rappelons-le, de Prague à Barcelone, en passant par les terres bretonnes, aux racines du Lupin poitevin, sans oublier Jérusalem, ce recueil invite aux-rendez-vous des merveilles, aux rythmes sacrés et pourtant séculiers, séculiers de tous temps. Rythmes sans lesquels notre présent est vain. Mélusine n’oubliait jamais son temps de Sabbath où elle plongeait en l’eau d’intelligence, mikvé purificatrice, bain de « surréalité », contemplation fluidique du non-manifesté, l’indicible, véritable structure du réel…

C’est ainsi, seulement et par ce rythme de retrouvailles, que la réalité commune se parle, que la cohérence se donne… Enfin la pierre trouve sa bouche et son langage est chant d’oiseau !

L’auteur :

Bruno Jacopé-Fouchereau, né en 1963, s’affirme en un mouvement d’être inspiré des légendes du Poitou. Pour lui,Mélusine est une grande tante, et Gargantua un cousin bien-veillant. Poète, auteur, mythologiste, hébraïsant, ancien grand reporter et spécialiste des organisations criminelles, terroristes, sectaires et totalitaires. Il étudia les grands mouvements religieux et leurs implications dans la géopolitique des grandes puissances. Collaborateur à Charlie-Hebdo, Le Monde Diplomatique, Paris-Match, VSD, TF1, France 2, Canal +,… Auteur de cinq essais, il se consacre aujourd’hui à l’étude des principes et systèmes de « l’Imaginal » en rapport avec l’épanouissement social et individuel par la spiritualité des traditions et mythologies judéo-chrétiennes. Hébraïsant, iltransmet un certain nombre de techniques reçues d’une famille de Marranes installées enBretagne au XVIIIe siècle. Ces techniques singulières de « gestualisation » de l’hébreu biblique s’apparentent à l’anthropologie du geste (télécharger un PDF), un concept établit par Marcel Jousse. Ces techniques, ont aussi une forte analogie avec celles de l’Hésychasme. Elles permettent un apprentissage méditatif puissant.